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Frelon asiatique fabriquez votre piege et sauvez les abeilles

http://www.wedemain.fr/Frelon-asiatique-fabriquez-votre-piege-et-sauvez-les-abeilles-_a850.html#.VOxEhILxIhY.facebook

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Alain Colomb

il semblerait aussi ( sauf erreur ) que lâcher quelques poules autour des ruches soit efficace ! elle nettoient et ne s’attaquent qu’au frelon du fait de son vol stationnaire

http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/video-la-poule-l-arme-d-un-apiculteur-contre-le-frelon-asiatique_432372.htm

Emmanuel Delannoy

Je reprendrais mon commentaire d’hier, mais en le complétant, avec plus de sévérité, en m’en excusant par avance. Car si je ne doute pas de la pureté de l’intention, j’ai des doutes sérieux sur ces conséquences potentielles à moyen long terme. En effet, au delà des réserves « techniques » que j’ai sur l’efficacité de l’opération, j’ai aussi de grosses réserves d’ordre éthique, voire moral.Sur l’aspect technique d’abord. Outre mes inquiétudes sur la réelle « sélectivité » de ce type de piège, sur laquelle je ne reviendrais pas, se pose aussi une question de stratégie. On n’éradique pas une espèce invasive qui s’est installée. Tout au plus, peut-on limiter sa progression et contrôler, dans une certaine mesure, sa démographie. Il ne faut pas oublier qu’une espèce envahissante est un symptôme, pas une maladie. C’est un symptôme écosystème en déséquilibre, parce qu’il est soumit à des pressions qui mettent à mal sa capacité de résistance, ses « défenses immunitaires » contre les introductions d’espèces. Dans un écosystème sain, les espèces importées accidentellement ne s’installent pas aussi facilement. La meilleure stratégie est donc plutôt de travailler à améliorer la « santé » de l’écosystème, en réduisant voire en supprimant les causes des déséquilibre, en restaurant des habitats, etc. Ici, en l’occurrence, travailler à la restauration des bocages, des prairies fleuries, travailler sur la diversité des cultures et leur répartition sur toute la saison, réduire les doses de pesticides et interdire les plus nocifs, restaurer des habitats pour les pollinisateurs sauvages me semblent être des mesures beaucoup plus efficace à long terme.Sur l’aspect éthique, il me semble que mobiliser les citoyens pour en faire des « justiciers » de la nature n’est pas souhaitable. Outre le fait que mobiliser des citoyens pour tuer des animaux me met mal à l’aide, et après tout ce frelon désigné à la vindicte populaire n’a pas demandé à être introduit, cela risque de créer une culture « far west » dans lequel chacun se sentirait investi du droit et du devoir d’intervenir, sans avoir forcément les compétences nécessaire. Je ne dis pas qu’il ne faut rien faire, je dit qu’il faut laisser des écologues et des entomologistes travailler, sous contrôle scientifique et s’il le faut, règlementaire. A long terme, inciter les citoyens à agir eux mêmes est dangereux et ne me semble pas correspondre aux valeurs que nous devrions cultiver pour revivre en harmonie avec le reste du monde vivant. Quand je dit « créer une culture », il y a un précédent historique, et en l’occurrence comparaison n’est pas raison, mais au XIXème siècles, les pionniers, braves paysans conquérants de terres vierges, de se sont armés pour se défendre contre les nombreux dangers de l’ouest sauvage, y compris contre les indiens, occupants historique des lieux, considérés comme des menaces ou des freins à l’expansion de la culture occidentale. Evidemment, aujourd’hui, ça nous choque. Mais à l’époque, la plupart de nos semblables considéraient cela normal. Les esprits évoluent, heureusement souvent dans le bon sens. Mais c’est un travail long que de modifier un inconscient collectif profondément installé. Aujourd’hui encore, cette culture de l’autodéfense fait que les armes à feu prolifèrent aux Etats-Unis, et sont la première cause de mortalité chez les jeunes adultes. Je ne compare pas, bien sûr, mais je prends rès au sérieux le risque d’induire durablement dans les esprit l’idée qu’il y aurait de bonnes et « gentilles » espèces, et d’autres « méchantes » que chacun devrait contribuer à éliminer. Qui est légitime pour juger, qui désigne les « bonnes » et les « méchantes » espèces, et qui contrôle la façon dont les citoyens interviennent ? Attention : l’enfer est pavé de bonnes intentions.

 

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Aymeric Duperray · Boulogne-Billancourt

Je pense que la réaction d’Emmanuel est plutôt saine : C’est tellement simple de se laisser emporter par l’envie de faire un truc bien pour sauver les abeilles, pas compliqué à mettre en place, et sans avoir à réfléchir plus loin.
Je suis le premier à réagir comme ça, mais effectivement il y a quelque chose d’assez malsain et arbitraire derrière tout ça. Merci de soulever le problème Emmanuel.
Il faut trouver une solution, mais je pense qu’il faut une solution posée et sur le long terme, trouvé par les personnes compétentes.
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Pierre Zfsf

Très bon raisonnement Emmanuel, mais avez vous des abeilles ? Avez vu vos abeilles se faire décimer, décapiter et impuissante, se faire détruire par cette charmante bestiole ? J’ai la chance d’avoir des ruches sauvages chez moi, je ne prends pas de miel, je les laisse vivre leur vie, et les voir ainsi attaquée est insupportable. J’ai passé il y a deux ans tout l’ été a subir ça, a regarder impuissant le massacre, les ruches étant hors d’atteinte pour moi. Une fois qu’il n’y aura plus d’abeille a bouffer, ils attaqueront quoi ? Je n’ai quasiment pas vu de guêpes l’été dernier (participantes elles aussi a la pollinisation), et de moins en moins de frelons européens, moins de papillons, on va ou comme ça ? Désolé mais j’ai piégé 5 reines et sauvé mes deux ruches l’été dernier, et je réitère cette année, sans scrupules. Trop long d’attendre un changement ou des résultats scientifiques, ou une évolution et réaction de défense de nos abeilles locales, il y a une vraie urgence. Les personnes compétentes sont peut être motivées et pleines d’espoir mais tellement moins que les gens qui « aident » ces frelons à détruire les abeilles, avec leurs pesticides et OGM et Cie à vendre…

Marie Lambert

L’INRA, sur son site dédié remet en cause le piégeage qu’il considère inefficace par l’insuffisance de captures réalisées, et le risque (auquel vous estimez remédier) de détruire d’autres espèces. A consulter. L’inra teste et préconiserait un piégeage à l’automne.
D’autre part, les rencontres que j’ai pu faire avec cet insecte présent en Vendée n’ont pas laissé apparaître que le frelon asiatique soit agressif pour l’homme ; reste évidemment qu’il est indispensable de préserver nos abeilles, déjà fragilisées par bien d’autres nuisances

 Mathilde Pajot · Travaille chez Ensemble Vocal Mélisme(s)

Bonjour, il me semble que l’Inra parle d’un autre type de piège sur son site : http://inra.dam.front.pad.brainsonic.com/ressources/afile/178178-577b2-picture_thumbnail-9106-0083-jpg.html

 

L’an passé : http://www.sudouest.fr/2014/11/14/vendee-un-retraite-tue-par-une-attaque-de-frelons-asiatiques-1736326-7.php
 
Mathilde Pajot Bonjour auriez-vous un autre lien vers l’INRA sur ce sujet, celui que vous avez fourni abouti sur une photo? merci
Les abeilles sont depuis longtemps en danger, donc faites tourner l’info et tous partis pour un peu de travail manuel 😉

moi je vois bien Emmanuelle aller polliniser à la main les arbres fruitiers et autres, je suis à la campagne et je piège depuis des années le frelon asiatique importé par accident et je n’ai aucune autre espèce dans mes pièges si ce n’est des mouches mais peut-être que mon éthique devrait en souffrir..le mélange doit contenir du vin blanc sec qui repousse les abeilles…
Emmanuel Delannoy

J’ai juste un doute sur la sélectivité quand même. Quid des coléoptères, comme les cétoines, qui ne pourraient pas ressortir par le bas ? Il me semble qu’un suivi scientifique serait bienvenu. Peut-être un suivi photographique, chaque poseur photographiant ses « prises » et les envoyant à un comité scientifique pour évaluation ? C’est prévu ? Qu’en dit, par exemple, l’OPIE ?
Thomas Goin · Béziers
Vraiment très astucieux ! Cela dit, il faut penser à vérifier le piège assez souvent, car si un frelon est capturé, le piège n’empêche pas aux autres « gentilles » bestioles de se jeter dans la gueule du loup 😉
Un grand merci à Jean-Jacques Valette pour cet article et son aide à sauver les abeilles qui en ont grand besoin.je pense que la pensée d’Emmanuel D.est très dangereuse pour le peuple .WTF ? En quoi sa pensée, qui met en valeur le côté immoral de la destruction d’une espèce, est-elle dangereuse pour le peuple ? oO (La nature ne s’encombre pas des notions de bien ou de mal, les frelons asiatiques ne sont donc pas « les méchants de l’histoire. » )

Emmanuel Delannoy

Rien que ça ! Mais après tout, pourquoi pas. Réfléchir à l’éthique est dangereux, même si c’est souvent pour celui qui réfléchit que ça l’est le plus. Et puis, comme disait Victor Hugo, « une idée qui n’est pas dangereuse ne mérite pas d’être appelée une idée ».

 

Au vu du nombre de réactions à mon commentaire, je me dit qu’au moins j’aurais contribué au débat, à défaut d’en convaincre certains. Je comprends votre énervement et ne blâme personne. Je n’ai aucune légitimité pour m’ériger en censeur, et c’est donc bien une réflexion personnelle que je partage. Je pense que le problème est effectivement sérieux et qu’il ne faut pas laisser les apiculteurs se débrouiller seul avec. C’est donc bien à la communauté scientifique et aux professionnels d’agir pour aider autant que possible les apiculteurs à lutter contre ce coup de grâce qui vient frapper leurs abeilles, en mettant au point de véritables stratégies de lutte, contrôles et évaluées. Attention aussi aux discours simplificateurs qui pourraient amener certains néophytes à penser que le frelon asiatique serait la cause de tous les maux des abeilles, et que ce n’est pas la peine de réfléchir aux autres aspects beaucoup plus complexes qui frappent les pollinisateurs aujourd’hui. Le « frelon émissaire », ce serait un bon moyen d’évacuer le traitement des problèmes de fond. Et pour le reste, je maintien qu’entre se défendre soit même par dépit, ou parce que personne ne vous vient en aide, et lancer des appels sur les réseaux sociaux il y a une ligne qui est franchie. La lutte contre les espèces envahissantes est un problème grave qui nécessite des compétences et un suivi scientifique. Mais vous verrez bien ce qui atterrit dans vos pièges. S’il ne s’y trouve que des frelons asiatique, ce sera tant mieux, et ce sera une partie de mon argumentation qui tombera. Une partie seulement, parce que je ne pense pas que ce soit sur internet et les réseaux sociaux que le procès d’une espèce doive se faire. Sinon, après le frelon, quoi ? Le loup, l’ours, le grand blanc… jusqu’où l’autodéfense ?
Ton raisonnement fait réagir car il est à l’encontre de la pensée initiale de ce topic. Pour ce qui est de son contenu, je le trouve plus moralisateur qu’autre chose. Vu la vitesse à laquelle ce frelon décime nos petites bêtes autochtones, je ne pense pas que nous ayons le temps d’attendre les actions à mener de nos grands décisionnaires. Je trouve ça plus réconfortant que dangereux de voir les gens essayer trouver des solutions. Quant à la comparaison avec les Indiens, elle est plutôt mal venue, puisque les occidentaux armés étaient les frelons!!!

Anouk Ponceau · Lycee florian sceaux 92

je vais le faire et partager l’astuce. merci

Eliane Lilou Grd

Moi c’est sur, pour le bien-être de tous je le fais 😉
Patrick Baldacchino

Et les chats domestiques qui dégomment un nombre incalculable d’oiseaux et de petits rongeur, une véritable hécatombe….Faux t il éradiquer les chats aussi ?
Faut-t-il , pardon
Jean Siret
30000 ruches par an décimées par le frelon asiatique, ça donne a réfléchir, surtout que ce chiffre est tres inférieur a la realité! il faut aussi preserver les oiseaux et rongeurs malgrés qu’ils ne soient pas polinnisateurs je vous comprend!

Ma question serait plutôt: l’homme est-il bien placé pour juger de ces choses? Ou, dans l’autre sens: pourquoi nous préoccupons nous d’une partie de la vérité mais ignorons l’autre? Les animaux, homo sapiens inclus, en ont tué d’autres depuis la nuit des temps.

le piège à agriculteur conventionnel est à base de mauvais vin dans un beau tracteur, et il est encore meilleur pour les abeilles…

Patrick Baldacchino

Reste-t-il des abeilles en asie , fief du frelon asiatique ? Si oui, comment ont-elles survécu ?

Pierre Zfsf

Ces abeilles qui ont évolué AVEC le frelon asiatique ont comme beaucoup d’espèces trouvé des moyens de se défendre, elles s’agglutinent autour dudit frelon, et vrombissent ensemble, faisant monter la température à un point qu’elles supportent, mais pas lui. Mais il n’est pas dit que l’évolution ne leur permettra pas de s’y accoutumer. Le problème étant que les abeilles en Europe n’ont malheureusement pas le temps de s’adapter pour le moment, leur nombre chutant de façon beaucoup trop important pour laisser l’évolution effectuer son adaptation, et n’ayant surtout pas que ce seul ennemi à combattre. Les polluants, pesticides, le manque de diversité des cultures, la disparition de haies naturelles, et tant d’autres modifications stupides entrainant leur destruction. Il y a bien d’autres insectes pollinisateurs, il reste les bourdons, en grand nombre pour le moment, mais rien ne nous dit qu’il ne seront pas la prochaine cible de ces frelons. Frelons que l’on peut voir à présent en ville, parfois sur les marchés, rayon poisson et autre, endroit ou et c’est un comble, l’abeille a trouvé « refuge »…

Je vais fabriquer ce piège qui me paraît très intéressant !

Moi c’est certain je le fais et je photographie les piégés pour voir les résultats !

· Travaille chez Langoiran · 154 abonnés

Il y a une méthode très simple en fin d ‘Hiver quand les reines sortent des trous et avant qu’elles pondent ( 11 larves puis démultiplication): Tu mets du miel dans une assiette et en lisant un bouquin, tu attend avec une raquette à la main. S’il y a une bestiole dans un rayon de 500 m (selon le vent ) elle arrive vite et tu l’ écrase

Franck Galliou

du coup n’y a t il pas un risque? qui serait d’attirer l’animal près de chez soi, de le rendre agressif pour le cas où il ne rentrerait pas ou arriverait à sortir ou je ne sais quelles autres raisons, et de fait, de mettre le voisinage en danger. Perso j’ai un bébé à la maison et si la lutte contre le frelon asiat me parait être une bonne chose, la protection de ce bébé prime…je précise que j’ai déjà aperçu l’animal dans mon petit jardin (- de 50 m²) merci de vos éclairages.
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