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Lèves-toi, debout Lèves-toi pour tes droits Lèves-toi, debout N'abandonne pas le combat

DISCOURS De GAULLE

De Gaulle avait compris avant tout le monde que l’UE était une arnaque.

Charles de Gaulle

Charles de Gaulle, en 1961.
Charles de Gaulle, en 1961.
Charles de Gaulle, souvent nommé le général de Gaulle ou tout simplement le Général, né le 22 novembre 1890 à Lille et mort le 9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Églises, est un général, résistant, écrivain et homme d’État français. Il est à la tête de la France du 25 août 1944 au 20 janvier 1946 en exerçant le poste de premier président du Gouvernement provisoire de la République française, puis du 8 janvier 1959 au 28 avril 1969 en tant que 18e président de la République française.

Chef de la France libre puis dirigeant du Comité français de Libération nationale pendant la Seconde Guerre mondiale, président du Gouvernement provisoire de la République française de 1944 à 1946, président du Conseil des ministres français de 1958 à 1959, instigateur de la Ve République fondée en 1958, il devient le 18e Président de la République française du 8 janvier 1959 au 28 avril 1969. Il est le premier à occuper la magistrature suprême sous la Cinquième République.

Élevé dans une culture de grandeur nationale, Charles de Gaulle choisit la carrière d’officier. Prisonnier lors de la Première Guerre mondiale, il sert et publie dans l’entourage de Philippe Pétain, prônant l’usage des divisions blindées dans la guerre moderne auprès de personnalités politiques. En mai 1940, colonel, il est placé à la tête d’une division blindée et mène plusieurs contre-attaques pendant la bataille de France ; il est promu général de brigade à titre temporaire le 25 mai 1940. Il est nommé sous-secrétaire d’État à la Guerre et à la Défense nationale dans le gouvernement Reynaud, pendant l’exode de 1940.

Il rejette l’armistice demandé par Pétain à l’Allemagne nazie. De Londres, il lance, à la BBC, l’appel du 18 juin 1940 au peuple français pour résister et rejoindre les Forces françaises libres. Condamné à mort, et déclaré déchu de la nationalité française par décret du 8 décembre 1940 par le régime de Vichy, il veut incarner la légitimité de la France et être reconnu en tant que puissance par les Alliés. Ne contrôlant que quelques colonies mais reconnu par la Résistance, il fusionne, en 1943, la France libre au sein du Comité français de Libération nationale, dont il finit par prendre la direction. Il dirige le pays à la Libération. Favorable à un exécutif fort, il s’oppose aux projets parlementaires des partis et démissionne en 1946. Il fonde le Rassemblement du peuple français (RPF), mais son refus de tout compromis avec le « régime des partis » l’isole dans une traversée du désert.

De Gaulle revient au pouvoir lors de la crise du 13 mai 1958, pendant la guerre d’Algérie. Investi président du Conseil, il fait approuver la Ve République. Élu président de la République, il veut une « politique de grandeur » de la France. Il affermit les institutions, la monnaie (nouveau franc) et donne un rôle de troisième voie économique à un État planificateur et modernisateur de l’industrie. Il renonce par étapes à l’Algérie française, malgré l’opposition des Pieds-Noirs et des militaires, qui avaient favorisé son retour. Il décolonise aussi l’Afrique noire, en y maintenant l’influence française. De Gaulle prône l’« indépendance nationale » en rupture avec le fédéralisme européen et le partage de Yalta : il préconise donc une « Europe des nations » impliquant la réconciliation franco-allemande et qui irait « de l’Atlantique à l’Oural », réalise la force de dissuasion nucléaire française, retire la France du commandement militaire de l’OTAN, pose un veto à l’entrée du Royaume-Uni dans la Communauté européenne, soutient le « Québec libre », condamne la guerre du Viêt Nam et reconnait la Chine communiste.

Sa vision du pouvoir, c’est-à-dire un chef directement approuvé par la Nation, l’oppose aux partis communiste, socialiste, centristes pro-européens et d’extrême droite, qui critiquent un style de gouvernance trop personnel, voire un « coup d’état permanent », selon la formule de François Mitterrand. Il est réélu en 1965 au suffrage universel direct. Il surmonte la crise de mai 68 après avoir semblé se retirer, convoquant des élections législatives qui envoient une écrasante majorité gaulliste à l’Assemblée nationale. Mais en 1969 il engage son mandat sur un référendum (sur la réforme du Sénat et la régionalisation) et démissionne après la victoire du « non ». Il se retire dans sa propriété de Colombey-les-Deux-Églises où il meurt, dix-huit mois plus tard.

Charles de Gaulle, considéré comme l’un des dirigeants français les plus influents de son siècle, est aussi un écrivain de renom. Il a notamment écrit des Mémoires, dans lesquels il s’identifie à « une certaine idée de la France ».

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