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Le Changement par la Consommation

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JAMAÏCAN MUSIQUE

The History of Jamaïcan music from 1957 to 1969 by Fata Soul Sereo sound 28 JAN 2015

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Scandale: Gladio, le formatage de l’Europe par les réseaux fascistes et les USA

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94229859_oPar Donde Vamos, le 1 mars 2014

Beaucoup observent attentivement ce qu’il se passe en Ukraine. Qui rappelle la « révolution orange » en 2004. Mais, en 2004 le plan US pour faire basculer l’Ukraine dans son giron a raté. Ca rappelle aussi les révolutions arabes, tout aussi bidons, ou les nouvelles tentatives de coup d’Etat au Venezuela. Mais ça rappelle aussi l’ingérence US dans les affaires politiques françaises, allemandes, hollandaises, belges, italiennes, espagnoles, grecques, etc.

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George Orwell

Description de cette image, également commentée ci-après

Orwell photographié par la National Union of Journalists en 1933.

Voici 20 Mn de Film ( essayer de le trouver en screaming, je ne l’ai pas encore trouver entier en français)

1984 Le film  [part 1] [FR] 10 mn:

1984 Le film [part 2] [FR] 10 mn

 

1984 – George Orwell (1956 Hollywood release):

 

George Orwell’s 1984 is NOW!:  https://www.youtube.com/watch?v=3cjImVFcxd8
klemperer — la langue ne ment pas:    https://www.youtube.com/watch?v=MUsBJyMtrFs

  Alias =John Freeman

Distinctions  Prix Prometheus (1984 et 2011)

George Orwell, nom de plume d’Eric Arthur Blair, né le 25 juin 1903 à Motihari (Inde) pendant la période du Raj britannique et mort le 21 janvier 1950 à Londres, est un écrivain et journaliste anglais.

Son œuvre porte la marque de ses engagements, qui trouvent eux-mêmes pour une large part leur source dans l’expérience personnelle de l’auteur : contre l’impérialisme britannique, après son engagement de jeunesse comme représentant des forces de l’ordre colonial en Birmanie ; pour la justice sociale et le socialisme, après avoir observé et partagé les conditions d’existence des classes laborieuses à Londres et à Paris ; contre les totalitarismes nazi et soviétique, après sa participation à la guerre d’Espagne.

Témoin de son époque, Orwell est dans les années 1930 et 1940 chroniqueur, critique littéraire et romancier. De cette production variée, les deux œuvres au succès le plus durable sont deux textes publiés après la Seconde Guerre mondiale : La Ferme des animaux et surtout 1984, roman dans lequel il crée le concept de Big Brother, depuis passé dans le langage courant de la critique des techniques modernes de surveillance. L’adjectif « orwellien » est également fréquemment utilisé en référence à l’univers totalitaire imaginé par l’écrivain anglais.

Biographie

 Une éducation anglaise

Chapelle du collège d’Eton.

Eric Arthur Blair naît le 25 juin 1903 à Motihari, dans l’État de l’actuel Bihar, en Inde sous l’ancienne présidence du Bengale, dans une famille appartenant à la moyenne bourgeoisie anglaise1. Il est le fils de Richard Walmesley Blair, un fonctionnaire de l’administration des Indes chargé de la Régie de l’opium (le commerce de l’opium, essentiellement en direction de la Chine, est à l’époque un monopole d’État) et d’Ida Mabel Blair. Il a deux sœurs, Marjorie (l’aînée) et Avril (la cadette). Il retourne en Angleterre en 19042 en compagnie de sa mère et de sa sœur. Éric ne revoit son père qu’en 1907, lors d’une permission de trois mois accordée à ce dernier, qui ne rejoint définitivement sa famille qu’en 1911, après sa mise à la retraite.

À cette époque, le jeune Eric Blair est déjà pensionnaire de la preparatory school3 de St Cyprien, qui lui inspire bien plus tard, dans les années 1946-1947, un récit, qu’il présente comme autobiographique, publié seulement après sa mort : Such, Such were the Joys. Il y décrit quel « épouvantable cauchemar4 » furent pour lui ces années d’internat5. Éric Blair est néanmoins un élève brillant et travailleur (il passe auprès de ses camarades pour un « intellectuel6 »), que ses maîtres motivent en lui rappelant que c’est à une bourse qu’il doit son admission à St Cyprien.

Signe de son excellence scolaire, Blair obtient une bourse au collège d’Eton, la plus réputée des public schools, où il étudie de 1917 à 1921. Orwell garde un assez bon souvenir de ces années, durant lesquelles il travaille peu, passant graduellement du statut d’élève brillant à celui d’élève médiocre, et faisant montre d’un tempérament volontiers rebelle (rébellion qui semble-t-il n’est aucunement liée à des revendications d’ordre politique ou idéologique). À cette époque, il a deux ambitions : devenir un écrivain célèbre (il écrit des nouvelles et des poèmes – médiocres7 – dans une revue du college), et retourner en Orient, qu’il connaît surtout par l’intermédiaire des souvenirs de sa mère.

Au service de l’Empire

La (relative) prospérité de la famille Blair est étroitement liée à l’Impérialisme britannique : outre son père, on peut citer l’arrière-grand-père paternel du futur George Orwell (propriétaire d’esclaves en Jamaïque) ou encore son grand-père maternel (marchand de teck en Birmanie). Aussi, même s’il s’agit d’une peu glorieuse conclusion à une scolarité effectuée dans d’aussi prestigieux établissements, est-ce donc tout naturellement que le jeune Eric Blair endosse l’uniforme et retourne aux Indes en 1922 pour devenir sergent dans la police impériale en Birmanie.

La situation sur place est à ce moment, sinon toujours explosive, du moins souvent tendue8 entre les Birmans et leurs colonisateurs : le nationalisme birman prend alors son essor, marqué par plusieurs mouvements de grève, en général violemment réprimés9. La mission des Britanniques est, selon le mot d’un ancien gouverneur adjoint de Birmanie, de « faire régner la loi et l’ordre dans des régions barbares »10.

Orwell qualifie plus tard son temps de service comme ayant consisté en « cinq années d’ennui au son des clairons »11. Après avoir effectué ses neuf mois réglementaires à l’école d’entraînement de la police, il connaît six lieux d’affectation différents, en général peu reluisants (notamment Moulmein). Il laisse l’image d’un grand jeune homme taciturne et solitaire, occupant la majeure partie de son temps libre à la lecture. Parmi les anecdotes concernant cette période, il aurait un jour assisté à une exécution capitale, ce qui lui inspire l’essai Une pendaison, « son premier écrit qui témoigne d’un style distinctif et du talent d’Orwell »12.

On ne connaît pas non plus avec certitude le détail de l’évolution intérieure qui le fait passer de l’ennui au dégoût de sa fonction comme rouage de l’administration coloniale. Mais il est permis de penser que ces propos de Flory, l’antihéros de Une histoire birmane, ne doivent pas être très éloignés de ce que pense le fonctionnaire de police Eric Blair vers 1927 : « le fonctionnaire maintient le Birman à terre pendant que l’homme d’affaires lui fait les poches13. »

Quoi qu’il en soit, à la fin de l’année 1927, il jette l’éponge : arguant de raisons de santé (sur lesquelles nous ne savons rien), il rentre en Angleterre et donne sa démission. Il annonce alors à sa famille qu’il a décidé de se consacrer à l’écriture. Tout au long des vingt-deux ans qu’il lui reste à vivre, il reste un ennemi déclaré de l’impérialisme britannique.

Des débuts d’écrivain difficiles

Eric Blair semble n’avoir guère eu de dons particuliers pour l’écriture, si l’on en croit le témoignage de ceux qu’il fréquente à l’époque14 : il travaille donc d’arrache-pied, écrit poèmes sur nouvelles et multiplie les ébauches de romans.

En parallèle, à l’automne 1927, il explore les bas-fonds londoniens, enquêtant sur les conditions de vie des plus démunis, les suit sur les routes et dans les sinistres asiles de nuit : il espère en tirer la matière d’un ouvrage sur les conditions de vie des pauvres. Il tente par là d’exorciser la culpabilité qui le ronge d’avoir « été l’exécutant d’un système d’exploitation et d’oppression15 » en Birmanie.

Au printemps 1928, il décide d’aller s’installer à Paris (où vit l’une de ses tantes) pour écrire. Il y reste dix-huit mois, au cours desquels nous ne savons pas grand-chose de sa vie16, si ce n’est qu’à l’automne 1929, à court d’argent et après avoir donné quelques leçons d’anglais, il fait la plonge durant quelques semaines dans un hôtel de luxe de la rue de Rivoli. Durant cette période, il publie épisodiquement des articles dans des journaux communistes (tel que Monde, revue fondée et dirigée par Henri Barbusse17). De la quasi-totalité de ses écrits de cette période, il ne reste rien. Il retourne en Angleterre en décembre 1929, juste à temps pour passer les fêtes de Noël avec sa famille. Fauché, n’ayant rien publié de prometteur, sa santé mise à mal par une pneumonie contractée l’hiver précédent, l’équipée parisienne apparaît comme un fiasco intégral.

Il reprend son exploration des bas-fonds de la société anglaise au printemps suivant, partageant la vie des vagabonds et des clochards, tantôt quelques jours, tantôt une semaine ou deux18. Mais il est contraint de mettre un terme à ses expéditions quelques mois plus tard : il n’a plus les moyens financiers de poursuivre ses vagabondages.

Il se décide à accepter un poste d’enseignant dans une école privée, dans une petite ville où il s’ennuie (Hayes, dans le Middlesex). Il en profite pour achever Dans la Dèche à Paris et à Londres, qui paraît au début de l’année 193319. C’est à cette occasion qu’il prend le pseudonyme de George Orwell20. Même si les critiques sont bonnes, les ventes sont médiocres. Qui plus est, l’éditeur d’Orwell (Victor Gollancz) craint le procès en diffamation pour Une histoire birmane dont la rédaction est achevée à l’automne 1934 et qui, pour cette raison, est tout d’abord publié aux États-Unis puis, avec quelques changements de noms, en Angleterre en 1935. À cette période, Orwell s’enthousiasme pour l’Ulysse de James Joyce et contracte une nouvelle pneumonie, qui l’oblige à abandonner sa charge d’enseignant (ou plutôt, qui l’en libère).

À la rencontre du prolétariat

À la fin de l’automne 1934, Orwell termine dans la douleur la rédaction de son deuxième roman, Une fille de pasteur, dont il se montre peu satisfait : « C’était une bonne idée, explique-t-il à un de ses correspondants, mais je crains de l’avoir complètement gâchée »21. Là encore, la précision des références à des lieux et des personnages réels fait craindre à Victor Gollancz que l’ouvrage ne soit poursuivi en diffamation. Il se décide toutefois à le publier, assorti de corrections mineures, au début de l’année 193522.

Entre temps, Orwell s’est installé à Londres, où il trouve un emploi à la librairie « Booklover’s Corner », dans le quartier d’Hampstead, « qui était, et demeure, un quartier d’intellectuels (réels ou prétendus) »23. Il rencontre Eileen O’Shaugnessy, qu’il épouse en juin 1936. Orwell a auparavant publié un autre roman, « le dernier de ses livres consciemment « littéraires » », selon Bernard Crick24, Et vive l’Aspidistra ! Il se rend aussi dans le nord de l’Angleterre où, pour honorer une commande que lui a passée Victor Gollancz, il étudie les conditions de vie des mineurs des régions industrielles. Il tire de ce reportage un livre, Le Quai de Wigan, qui sera publié alors qu’Orwell est en Espagne. Très polémique dans sa seconde partie, dans laquelle l’auteur analyse les raisons de l’échec de la gauche à gagner les classes laborieuses à la cause socialiste25, il paraît avec une mise au point hostile de Victor Gollancz qui, initiateur du projet, se désolidarise de son aboutissement.

Cette rencontre avec le prolétariat des régions minières marque surtout la « conversion26 » d’Orwell à la cause socialiste. Celle-ci survient brutalement, comme une évidence, face au spectacle de l’injustice sociale et de la misère du prolétariat anglais27.

Orwell en Espagne

Fin 1936, alors que fait rage la guerre d’Espagne qui met aux prises les républicains avec la tentative de coup d’État militaire menée par Francisco Franco, Orwell et son épouse rejoignent, par l’intermédiaire de l’Independent Labour Party (ILP), qui leur a remis des lettres de recommandation28, les milices du POUM29, après un bref détour par Paris, où Orwell rend visite à Henry Miller qui tente en vain de le dissuader de se rendre en Espagne.

Orwell, à son arrivée à Barcelone, est fasciné par l’atmosphère qu’il y trouve : lui qui l’année précédente se désolait de ne pouvoir rompre la barrière de classe qui sépare le bourgeois qu’il est de ces prolétaires qu’il était allé rencontrer30, empêchant toute rencontre véritable entre les uns et les autres, découvre une société dans laquelle cette barrière, à ce qu’il lui semble, est en train de s’effondrer. Les milices du POUM, notamment, dans lesquelles il est nommé instructeur (grâce à l’expérience acquise dans ce domaine lors de ses années birmanes), lui apparaissent comme étant « une sorte de microcosme de société sans classes »31.

Après avoir passé quelque temps sur le front d’Aragon, Orwell retourne à Barcelone, où il participe aux « troubles de mai » qui opposent les forces révolutionnaires au gouvernement catalan et au PSUC32 et qui verront la victoire de ces derniers33. Il retourne au front où il est blessé à la gorge. Démobilisé, contraint de quitter clandestinement l’Espagne pour ne pas être arrêté (le POUM, dénoncé comme un « parti fasciste » par la propagande du PSUC, est déclaré illégal le 16 juin 1937), Orwell et son épouse gagnent la France, d’où ils rejoignent l’Angleterre.

Orwell, à son retour à Londres, est atterré par la manière dont les intellectuels de gauche (en particulier ceux qui appartiennent au Parti communiste ou en sont proches) rendent compte de ce qui se passe en Espagne, et notamment par les calomnies répandues sur le compte du POUM, systématiquement accusé d’être soit une organisation fasciste, soit une organisation manipulée par les fascistes : c’est dans l’optique de rétablir la vérité quant aux événements dont il a été témoin qu’il entreprend alors de rédiger son Hommage à la Catalogne qu’il fait paraître, avec quelques difficultés, en avril 1938. À partir de ce moment, écrira-t-il en 1946, « tout ce [qu’il] a écrit de sérieux […] a été écrit, directement ou indirectement, et jusque dans la moindre ligne, contre le totalitarisme et pour le socialisme démocratique »34. Dans cette perspective, il se décide à adhérer à l’ILP au mois de juin 1938, estimant que « le seul régime qui, à long terme, peut accorder la liberté de parole est un régime socialiste »35.

Le patriotisme révolutionnaire

Alors que la menace d’un nouveau conflit européen se fait de plus en plus précise, Orwell défend une position antiguerre et critique l’antifascisme des fronts populaires : cette guerre ne servirait, selon lui, qu’à renforcer les impérialismes européens, qui ont beau jeu de se présenter, face à la menace fasciste, comme des démocraties, alors qu’ils exploitent sans vergogne « six cents millions d’êtres humains privés de tous droits »36.

Quelques mois plus tard, pourtant, il change radicalement de position sur le sujet : alors que le Parti communiste (qui appelait auparavant à la lutte contre les dictatures fascistes) se découvre pacifiste à la suite du Pacte germano-soviétique, Orwell découvre que, dans le fond, il a toujours été un patriote37. De ce fait, il s’éloigne « sur la pointe des pieds »38 de l’ILP, qui persiste dans le pacifisme, et s’oppose à l’engagement dans le conflit.

Contrariant le désir qu’il avait de s’engager dans l’armée, sa faible santé le fait réformer. Malgré celle-ci, il s’engage en 1940 dans la Home Guard (milice de volontaires organisée par l’État et créée dans le but de résister à l’invasion nazie dans le cas où les Allemands parviendraient à débarquer en Grande-Bretagne). Par ailleurs, en 1941, il est engagé comme producteur à la BBC, diffusant émissions culturelles et commentaires de guerre à destination des Indes39.

Parallèlement à ces activités, Orwell envoie entre 1941 et 1946 seize articles (« Les Lettres de Londres ») à la revue américaine d’inspiration trotskiste Partisan Review40. En effet, le patriotisme dont il fait preuve depuis le début de la guerre ne lui a pas pour autant fait abandonner ses aspirations révolutionnaires. Bien au contraire, il estime que la victoire de la Grande-Bretagne sur les dictatures fascistes passera nécessairement par la révolution sociale en Angleterre, révolution dont il voit les signes avant-coureurs dans le mécontentement croissant des classes populaires face aux privations dues à l’état de guerre (qui ne frappent pas les couches supérieures de la société) et aux revers militaires de l’armée anglaise, revers causés selon lui par l’incurie des dirigeants militaires et politiques. De ce point de vue, la Home Guard lui apparaît comme étant ce peuple en armes qui renversera, au besoin par la force, le pouvoir en place avant de défaire les armées hitlériennes (il développe ces points de vue dans son essai intitulé Le Lion et la Licorne, qui parait en 1941 dans la collection « Searchlight », dont il est le cofondateur).

En novembre 1943, Orwell démissionne de son poste à la BBC41. Il devient alors directeur des pages littéraires de l’hebdomadaire de la gauche travailliste The Tribune et entame la rédaction de La Ferme des animaux.

Les dernières années

Orwell achève l’écriture de La Ferme des animaux en février 1944. L’ouvrage ne paraît pourtant qu’un an plus tard, en août 1945. Entre-temps, le livre est refusé par quatre éditeurs42 : la mise en cause radicale de l’URSS semble prématurée, à un moment où la guerre contre l’Allemagne hitlérienne n’est pas terminée.

En 1945 toujours, Orwell, qui a démissionné de son poste au Tribune, devient envoyé spécial de The Observer en France et en Allemagne, où il est chargé de commenter la vie politique. Il est à Cologne, en mars, lorsqu’il apprend que sa femme, atteinte d’un cancer, vient de mourir. Il rentre à Londres et entame la rédaction de ce qui va devenir son œuvre la plus célèbre : 1984.

En parallèle, à partir d’août 1945, il devient vice-président du « Freedom Defense Committee » (présidé par le poète anarchiste Herbert Read), qui s’est fixé pour tâche de « défendre les libertés fondamentales des individus et des organisations, et [de] venir en aide à ceux qui sont persécutés pour avoir exercé leurs droits à la liberté de s’exprimer, d’écrire et d’agir »43. Orwell soutient le comité jusqu’à sa dissolution en 1949.

En cette même année 1949, il publie 1984, qu’il a achevé à la fin de l’année précédente. Il épouse en secondes noces Sonia Brownell le 13 octobre, alors que, gravement malade de la tuberculose, il a été admis le mois précédent à l’University College Hospital de Londres, où il prend des notes en vue d’un futur roman. Il y meurt le 21 janvier 1950.

Tombe d’Eric Arthur Blair près d’Abingdon.

Orwell est enterré dans le petit cimetière de l’église de Sutton Courtenay, près d’Abingdon dans l’Oxfordshire, bien que n’ayant aucun lien avec ce village. Il a pourtant laissé comme instructions : « Après ma mort, je ne veux pas être brûlé. Je veux simplement être enterré dans le cimetière le plus proche du lieu de mon décès. » Mais son décès ayant eu lieu au centre de Londres et aucun des cimetières londoniens n’ayant assez de place pour l’enterrer, sa veuve, Sonia Brownell, craignant que son corps ne soit incinéré, a demandé à tous ses amis de contacter le curé de leur village d’origine pour voir si leur église disposerait dans son cimetière d’une place pour l’y enterrer. C’est ainsi qu’il a été, par pur hasard, inhumé à Sutton Courtenay.

Sur sa tombe ces simples mots :  Eric Arthur Blair né le 25 juin 1903, mort le 21 janvier 1950

Sans aucune mention ni de ses œuvres, ni de son nom de plume « George Orwell ». Après sa mort, sa veuve a fait publier une collection de ses articles, essais, correspondances ainsi que quelques nouvelles sous le titre de Collected Essays, Journalism, and Letters (1968).

The Complete Works of George Orwell (vingt volumes), première édition des œuvres complètes d’Orwell sous la direction de Peter Davison, a été achevée de publication en Angleterre en 199844.

En janvier 2008, le Times l’a classé second dans sa liste des « 50 plus grands écrivains britanniques depuis 1945 »45.

À la marge

Polémique relative à la liste de noms de « communistes » fournie à l’Information Research Department

Le 11 juillet 1996, un article publié dans le quotidien anglais The Guardian révèle que George Orwell a livré en 1949 une liste de noms de journalistes et d’intellectuels « cryptocommunistes », « compagnons de routes » ou « sympathisants » de l’Union soviétique à un fonctionnaire de l’Information Research Department (une section du ministère des Affaires étrangères britannique liée aux services de renseignements), Celia Kirwan. La réalité de cette collaboration est prouvée par un document déclassifié la veille par le Public Record Office46.

L’information est relayée en France principalement par les quotidiens Le Monde (12 et 13 juillet 1996) et Libération (15 juillet 1996). Le public français apprend ainsi que l’auteur de 1984 « dénonçait au Foreign Office les « cryptocommunistes » » (Le Monde, 13 juillet 1996). Dans son numéro d’octobre 1996, le magazine L’Histoire va plus loin encore, expliquant qu’Orwell aurait « spontanément participé à la chasse aux sorcières » organisée contre les intellectuels communistes par le Foreign Office.

Ces articles français oublient de mentionner plusieurs informations essentielles. D’abord, Kirwan, belle-sœur de l’écrivain Arthur Koestler, était une amie intime d’Orwell, dont elle avait repoussé la demande en mariage en 1945, alors que l’écrivain était veuf depuis quelques mois. Ensuite, la remise des informations a eu lieu à l’occasion d’une visite de Kirwan à Orwell, peu avant la mort de ce dernier, qui était déjà dans un sanatorium. Kirwan lui confie alors qu’elle travaille pour un service gouvernemental chargé de recruter des écrivains et des intellectuels susceptibles de produire de la propagande antisoviétique. Orwell, après lui avoir donné les noms de quelques personnes de sa connaissance lui paraissant aptes à être recrutées, propose de lui indiquer, à titre privé, les noms d’autres personnes qu’il est inutile d’approcher, en raison de leurs convictions politiques (lesquelles sont souvent de notoriété publique).

La fameuse liste, déclassifiée en 2003 – mais déjà mentionnée dans la biographie de Bernard Crick parue en 1980 ; celui-ci en ayant tout simplement consulté la copie disponible dans les Archives Orwell47 – confirme ce qui précède. Bernard Crick signale que « quelques-uns (des individus), recensés comme ayant simplement des opinions « proches », semblent sélectionnés pour des raisons tirées par les cheveux et peu pertinentes ». Simon Leys répond à cela que la liste établie pour Kirwan n’est pas établie uniquement en fonction de critères politiques, mais signale également des individus dont il est inapproprié de solliciter la collaboration en raison de leur « malhonnêteté » ou de leur « stupidité »48.

Dans sa biographie politique d’Orwell, John Newsinger mentionne que l’auteur a manifesté à plusieurs reprises à la fin des années 1940, son hostilité à toute tentative d’instaurer un « maccarthysme anglais49». Il indique aussi que, « lorsque l’IRD a été créé par le gouvernement travailliste, son but affiché est de mener des activités de propagande en faveur d’une troisième voie entre le communisme soviétique et le capitalisme américain. Il n’est absolument pas évident à l’époque qu’il s’agissait d’une arme des services secrets britanniques »50.

Pour terminer, il faut indiquer que 1949 est l’une des années les plus terribles de la guerre froide. Staline est vieillissant et sa paranoïa ne cesse de s’aggraver ; l’URSS a mis au point l’arme atomique et termine son processus de satellisation des pays d’Europe de l’Est ; la guerre de Corée est sur le point de débuter ; et l’Angleterre grouille littéralement d’espions du NKVD (notamment les fameux Cinq de Cambridge).

Orwell, lui, très loin des sympathies soviétiques d’une partie de l’intelligentsia occidentale, a pu voir pendant la guerre civile espagnole le stalinisme au pouvoir à Barcelone, lors de l’élimination des anarchistes qui contrôlaient la ville.

Le détail de cette affaire se retrouve dans le pamphlet Orwell devant ses calomniateurs, publié en 1997 par L’Encyclopédie des nuisances aux éditions Ivrea. De manière plus succincte, Simon Leys aborde la question dans la réédition de son essai Orwell ou l’horreur de la politique (2006).

Orwell à Eton

Aldous Huxley, le futur auteur du Meilleur des mondes, enseigna brièvement le français à Eton (en remplacement d’un professeur titulaire parti à la guerre), où parmi ses élèves figurait le futur auteur de 1984. Apparemment, Orwell appréciait Huxley, qui leur apprenait « des mots rares et étranges, de manière assez concertée », se souvient Steven Runciman (ami et condisciple d’Orwell à cette époque), qui ajoute qu’il était « un professeur d’une totale incompétence. Il n’arrivait pas à faire respecter la discipline et était tellement myope qu’il ne voyait pas ce qui se passait, si bien qu’il était constamment chahuté », ce qui énervait passablement Orwell « qui trouvait que c’était cruel ». Si Huxley et Orwell s’estimaient mutuellement, il faut reconnaître que Huxley n’a jamais compris la nécessité interne et la force de 1984, sans doute à cause de sa technophilie51.

Runciman conclut pourtant que les cours dispensés par Aldous Huxley ne furent pas inutiles aux jeunes gens : « Le goût des mots, de leur usage précis et signifiant nous resta. En cela, nous avons une grande dette envers lui52».

Orwell et l’espéranto

Selon une information publiée par le centre d’espéranto de Londres en 1984, qui serait en partie vraie et en partie mythique, Orwell n’aurait pas apprécié l’espéranto et l’aurait utilisé comme modèle pour le novlangue de son roman 1984. Trois affaires ayant eu lieu pendant la jeunesse d’Orwell pourraient avoir eu une certaine importance. La première, en 1927, quand Orwell visita sa tante Nellie Limouzin, celle-ci logeait avec le fameux espérantiste Eugène Adam (connu sous le pseudonyme de Lanti, l’un des fondateurs de l’Association mondiale anationale – abréviation SAT en espéranto). Limouzin et Lanti utilisaient l’espéranto à la maison. La deuxième, un ami d’Orwell, voyageant à Paris et voulant apprendre le français dut quitter son logement pour cause de mésentente avec les autres résidents qui ne s’exprimaient qu’en espéranto et vivaient selon l’idéologie espérantiste de l’époque. La troisième, les époux Westrope, amis de Lanti possédaient une librairie à Hampstead, où Orwell travailla pendant sa jeunesse. L’espéranto comme source du novlangue demeure douteux. Le but du novlangue, fut clairement défini par Orwell, comme appauvrissement de la langue pour empêcher toute critique contre le système (selon l’idée, que l’on ne peut concevoir quelque chose, que si on peut l’exprimer). Cela diffère de l’espéranto, dont la possibilité d’associer racines et affixes, multiplie au contraire le nombre de mots, et en conséquence nuance, presque sans limite les manières de s’exprimer. Par ailleurs, si Orwell avait vraiment voulu s’attaquer à l’espéranto, il n’aurait sans doute pas eu besoin d’un tel détour53.

Œuvres

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Œuvre de George Orwell.

Les éditeurs français ne sont mentionnés que si les textes n’ont pas fait l’objet de plusieurs traductions différentes.

Autres écrits
  • Chroniques du temps de la guerre (1941-1943) (The War Broadcasts / The War Commentaries, Londres, 1985 – posthume), Paris, éd. G. Lebovici, 1988 (ISBN 2-85184-182-3).
  • Essais, articles et lettres (Collected Essays, Journalism, and Letters, New York, Harcourt, Brace & World, 1968 – posthume), 4 vol., Paris, éd. Ivrea et éd. de l’Encyclopédie des Nuisances, 1995-2001.
    Édition originale établie par Sonia Orwell et Ian Angus.
  • Dans le ventre de la baleine et autres essais (1931-1943), Paris, éd. Ivrea et Encyclopédie des nuisances, 2005 (ISBN 2-85184-284-6).
    Édition abrégée des Essais, articles et lettres.
  • Tels, tels étaient nos plaisirs et autres essais (1944-1949), Paris, éd. Ivrea et Encyclopédie des nuisances, 2005 (ISBN 2-85184-285-4).
    Édition abrégée des Essais, articles et lettres.
  • Correspondance avec son traducteur René-Noël Raimbault : correspondance inédite, 1934-1935, Paris, éd. Jean-Michel Place, 2006.
  • À ma guise : Chroniques (1943-1947), Marseille, Agone, 2008 (ISBN 978-2-7489-0083-5).
  • Écrits politiques (1928-1949) : Sur le socialisme, les intellectuels et la démocratie, Marseille, Agone, 2009 (ISBN 978-2-7489-0084-2).
  • Une vie en lettres. Correspondance (1903-1950), Agone, 2014.

Articles

Adaptations

Plusieurs des romans et nouvelles de George Orwell ont été adaptés pour le cinéma et la télévision après sa mort :

Notes et références

  1. « Orwell définit cette classe comme une haute bourgeoisie désargentée, pas vraiment fauchée, ni dans le besoin, mais incapable avec ses propres ressources de jouer le rôle qui lui incombe en vertu de son éducation et du statut dont elle continue à bénéficier ». Bernard Crick, George Orwell : une vie, p. 63.
  2. Et non, comme il est parfois écrit, en 1907. Crick, op. cit., p. 50.
  3. « L’entrée dans n’importe quelle carrière, que ce soit l’Église, l’Armée, la fonction publique, ou une profession libérale est soumise à l’obligation d’avoir reçu une « bonne éducation » jusqu’à dix-huit ans, puisqu’à l’époque il n’est pas indispensable d’avoir fréquenté l’université. C’est « l’école » qui compte, et cela désigne le passage dans une institution secondaire privée (public school) entre treize, quatorze et dix-huit ans. Aux preparatory schools incombe la tâche de faire entrer les jeunes garçons dans le « bon collège. » Crick, op. cit., p. 63. St Cyprien est l’une des meilleures prep schools de l’époque, et l’une des plus chères : les droits d’inscription s’élèvent à 180 livres par an (presque le double du salaire moyen annuel d’un employé). Orwell bénéficie d’une bourse, et sa famille n’a à sa charge qu’une partie de ces frais.
  4. Lettre de George Orwell à Cyril Connolly, citée par Simon Leys 1984, p. 35
  5. Bernard Crick exprime quelques doutes quant au fait que ces années d’internat aient été franchement traumatisantes pour Orwell. Cf. op. cit., chap. II et III. Such, Such were the Joys ne peut paraître en Grande-Bretagne qu’en 1968 pour échapper aux attaques en justice pour diffamation, mais publié, en 1952, dans la Partisan Review, aux États-Unis. Selon certains commentateurs, ce livre est une préfiguration de 1984.
  6. Crick, op. cit., p. 82.
  7. « Ces histoires ne sont pas pires, mais en aucun cas meilleures, que ce que l’on pourrait attendre de n’importe quel garçon instruit de presque seize ans : intelligentes, assez bien écrites, mais dépourvues de caractère et de style personnel ». Crick, op. cit., p. 124.
  8. Elle est même un peu plus que cela trois ans avant qu’Eric Blair ne mette les pieds sur le continent indien : en Birmanie, en avril 1919, des troupes d’élite népalaises, sous les ordres du général Dyers, « avaient tiré pendant dix minutes sur une foule pacifique, tuant près de quatre cents personnes, dont des femmes et des enfants, et en blessant mille deux cents autres. » Newsinger, La politique selon Orwell, p. 47-48.
  9. En 1924, « il y eut une grève de l’impôt, particulièrement suivie dans les régions qui longent l’Irrawaddy. La police fut sollicitée pour maintenir l’ordre et briser la grève […] Elle procéda à des arrestations, confisqua des biens, et, en diverses occasions, incendia totalement des villages. » Newsinger, op. cit., p. 48. Bernard Crick explique néanmoins que des réformes visant à assouplir le joug colonial ont été octroyées aux Birmans en 1923, suite notamment à une grève des étudiants. Crick, op. cit., p. 160.
  10. Sir Herbert White en 1913, cité par Crick, op. cit., p. 159.
  11. Crick, op. cit., p. 159.
  12. Bernard Crick, op. cit., p. 165. Le texte, publié en 1931 dans la revue Adelphi, sous le nom d’Eric A. Blair, exprime toute l’horreur et le dégoût pour la peine de mort que lui a inspiré ce spectacle. Crick a cependant quelques doutes quant à la réalité de la présence du sergent Blair à une exécution capitale durant son séjour en Birmanie.
  13. Une histoire birmane, p. 52. Pour John Newsinger, qui cite ce passage, « il ressort clairement du livre [publié en 1934] que l’auteur approuve entièrement ce réquisitoire », op. cit., p. 19-20.
  14. « Il écrivait si mal. Il dut s’apprendre lui-même à écrire. Il ressemblait à un singe à qui l’on aurait donné un porte-plume. Un singe avec un porte-plume. Il devint un maître en Anglais, mais ce fut à la force du poignet. À cette époque, il utilisait un certain nombre de mots grossiers, et nous devions corriger son orthographe. » Témoignage de Ruth Pitter, une amie de la famille Blair, à Bernard Crick, op. cit., p. 196.
  15. John Newsinger, La Politique selon Orwell, p. 41. Bernard Crick rapporte qu’Orwell commença à travailler à son ouvrage sur les vagabonds d’Angleterre dès février 1929, op. cit., p. 210.
  16. « En réalité, la période couverte par Dans la dèche à Paris et à Londres ne représente guère plus de dix semaines sur les dix-huit mois passés à Paris ». Crick, op. cit., p. 204.
  17. Rien à voir avec le quotidien d’Hubert Beuve-Méry, qui sera fondé en 1944.
  18. « Il avait différents « points de chute », à Londres, où il échangeait ses vêtements convenables contre des guenilles ». Bernard Crick, op. cit., p. 222.
  19. Il sera traduit en français sous le titre La Vache enragée et publié aux éditions Gallimard en mai 1935, avec une préface de Panaït Istrati. Cf. Orwell, Correspondance avec son traducteur René-Noël Raimbault, p. 49.
  20. Plusieurs raisons sont invoquées par Bernard Crick pour expliquer cette décision de prendre un pseudonyme : protéger sa famille au cas où ses écrits seraient jugés scandaleux (l’éditeur de Dans la dèche à Paris et à Londres craint pour ce livre, notamment pour sa description des asiles de nuit, le procès en diffamation ; et puis Orwell prépare déjà son Histoire birmane) ; pour qu’au cas où ce livre serait un échec, il puisse continuer à publier sous le nom de Blair ; enfin parce qu’il n’aurait pas aimé son nom ni surtout son prénom. Eric Blair propose à son éditeur de choisir entre plusieurs pseudonymes : P. S. Burton, Kenneth Miles, George Orwell, H. Lewis Allways, précisant qu’il a une préférence pour George Orwell. L’éditeur est du même avis que lui. L’Orwell est une petite rivière que connaissait Eric Blair. Cf. Crick, op. cit., p. 244 et 253.
  21. Lettre du 03/10/1934, citée par Bernard Crick, op. cit., p. 267.
  22. Plus tard, Orwell reniera totalement ce livre et laissera des instructions pour qu’il ne soit ni traduit, ni réédité. Crick, op. cit., p. 279-280, pour tout ce passage.
  23. Bernard Crick, op. cit., p. 271.
  24. Bernard Crick, op. cit., p. 301.
  25. La mise en cause des « fanatiques et excentriques » qui composent selon lui le gros des mouvements socialistes, et où il explique que le socialisme anglais a « attiré tout ce que l’Angleterre compte de buveurs de jus de fruit, de nudistes, de porteurs de sandales, d’obsédés sexuels, de quakers, de charlatans adeptes de la vie saine, de pacifistes et de féministes » sera notamment source de nombreuses polémiques. John Newsinger, La Politique selon Orwell, p. 75. Les propos d’Orwell, cités dans l’étude de Newsinger, sont issus du Quai de Wigan, p. 196.
  26. Le terme est utilisé par Simon Leys (Simon Leys 1984, p. 24)
  27. Cf. Simon Leys 1984, p. 24-30. Leys voit dans la description d’une vision depuis le train qui emmène Orwell vers les régions minières (et reproduit dans Le Quai de Wigan, ed. Champ Libre, p. 21-22) le compte-rendu de l’« illumination » qui convertit alors Orwell à la cause socialiste.
  28. Qu’Orwell était d’abord allé demander au secrétaire général du Parti communiste anglais, qui les lui refusa, le jugeant « politiquement peu sûr ». Cf. Crick, op. cit., p. 342.
  29. « Le POUM (Partido Obrero de Unificacion Marxista) était l’un de ces partis communistes dissidents que l’on a vu apparaître en beaucoup de pays au cours de ces dernières années, par suite de l’opposition au stalinisme, c’est-à-dire au changement, réel ou apparent, de la politique communiste » George Orwell, Hommage à la Catalogne, p. 249.
  30. Cette barrière, « il est tellement simple de faire comme si elle n’existait pas, mais il est impossible de la franchir », écrit-il dans Le Quai de Wigan, p. 176.
  31. Hommage à la Catalogne, p. 111. Sur les sentiments qu’inspire à Orwell la révolution espagnole à son arrivée en Catalogne, voir également Newsinger, La Politique selon Orwell, p. 83-89.
  32. « Le PSUC (Partit Socialista Unificat de Catalunya) était le parti socialiste de Catalogne ; il avait été formé au début de la guerre par la fusion de différents partis marxistes, dont le parti communiste catalan ; mais il était à présent [en 1937] totalement dirigé par les communistes et affilié à la Troisième Internationale » (Hommage à la Catalogne, p. 248).
  33. Le gouvernement républicain et les communistes du PSUC (sur ordre de Moscou) voulaient stopper le processus révolutionnaire enclenché à Barcelone : le 3 mai, la police investit le central téléphonique contrôlé par la CNT (anarcho-syndicaliste). Une grève générale spontanée s’ensuit. La direction du POUM presse celle de la CNT de prendre la tête du mouvement afin de remettre en route le processus révolutionnaire, ce qu’elle refuse, préférant malgré tout rester fidèle au gouvernement catalan. Isolé, le POUM estime ne pas avoir les capacités nécessaires pour organiser l’insurrection qui prend fin le 6 mai, après des combats qui ont fait plus de neuf cents morts et quatre mille blessés. Cf. Orwell, Hommage à la Catalogne, Appendice II, « Ce que furent les troubles de mai à Barcelone », p. 263-294 ; Newsinger, La Politique selon Orwell, p. 89-94.
  34. Cité par John Newsinger, La Politique selon Orwell, p. 101.
  35. « Why I joined the Independent Labour Party » (« Pourquoi j’ai adhéré à l’I.L.P »), New Leader, 24 juin 1938. Traduction française : Dans le ventre de la baleine, et autres essais, Ivrea, 2005, p. 50. Il juge cette affiliation à un parti constitué inévitable, considérant qu’il ne lui est plus possible de faire l’économie de ce type d’engagement à l’heure des « matraques en caoutchouc » et des « camps de concentration ».
  36. « Not Counting Niggers », article publié en 1939 et dirigé contre l’ouvrage de Clarence Streit, Union Now, qui appelle à une alliance des puissances occidentales contre le nazisme. Orwell y écrit notamment : « M. Streit a froidement rangé les immenses empires français et britanniques – qui ne sont fondamentalement rien d’autre que des machines à exploiter de la main-d’œuvre à bon marché – sous la rubrique « démocraties « ». Cf. John Newsinger, op. cit., p. 28.
  37. Il s’en explique dans un article publié en 1940, « My Country Right or Left ». Cf. Newsinger, op. cit., p. 112.
  38. Crick, op. cit., p. 414
  39. Recueillies plus tard dans ses Chroniques du temps de la guerre (1941-1943) (cf. bibliographie).
  40. « Elle se caractérisa par sa forte hostilité à l’égard du stalinisme et elle devint le lieu d’expression d’une sorte de trotskisme littéraire : elle afficha une vive sympathie pour les idées de Trotski mais évita tout lien organisationnel ». J. Newsinger, La politique selon Orwell, p. 161.
  41. « Plusieurs hypothèses ont été avancées [pour justifier ce départ]. D’abord, il a pris conscience de la futilité de son travail : il produit des émissions pour des publics confidentiels sans avoir aucun retour. Ensuite, il y a l’épuisement total : ce travail l’a complètement usé ». Newsinger, op. cit., p. 178. Enfin, il a eu plusieurs fois affaire avec la censure, qui avait notamment refusé le script d’une émission mettant en cause Franco : « la tentative de donner à la guerre « une coloration antifasciste » était allée un peu trop loin ». Newsinger, op. cit., p. 34.
  42. Ainsi que le mentionne Orwell lui-même dans la préface de 1945, non publiée, de La Ferme de animaux, in Essais, articles, et lettres, tome III, p. 509.
  43. Déclaration reproduite dans le livre de John Newsinger, op. cit., p. 299.
  44. (en) The Complete Works of George Orwell [archive] sur le site des éditions The Random House Group.
  45. « The 50 greatest British writers since 1945 » [archive], The Times,‎ 5 janvier 2008 (consulté le 14 octobre 2010)
  46. (en) George Orwell and the British Foreign Office [archive], voir la lettre d’Orwell à Celia Kirwan
  47. Crick, op. cit., p. 629, note 49.
  48. Crick, op. cit., p. 629 ; Simon Leys 1984, p. 116
  49. Ainsi, « en mars 1948, Orwell écrit à George Woodcock pour que le Freedom Defense Committee prenne position contre la tentative du gouvernement travailliste de purger la fonction publique de ses éléments communistes. » John Newsinger, La politique selon Orwell, p. 255.
  50. John Newsinger, La Politique selon Orwell, p. 254
  51. Cf. Michel Weber, De quelle révolution avons-nous besoin ? [archive], Paris, Éditions Sang de la Terre, 2013. (ISBN 978-2-86985-297-6)
  52. Cf. Bernard Crick, op. cit., p. 128-129, d’où sont extraites les citations des propos de Sir Steven Runciman
  53. Esperanto and George Orwell United Nations Association of New Zealand to the 27th Plenary Assembly of the World Federation of United Nations Associations, Barcelono, 1979

Voir aussi

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Bibliographie

Ne figurent ci-dessous que des ouvrages en français.

  • « George Orwell critique du machinisme », Les Amis de Ludd, Bulletin d’information anti-industriel, Éditions la Lenteur, 2009.
  • « Autour d’Orwell », sous la dir. de Gilbert Bonifas, Revue Cycnos, tome 11, fascicule 2, Nice, université de Nice, 1994, 163 p.
  • « George Orwell », sous la dir. de Jean-Jacques Courtine et Catherine Rihoit, Revue L’Arc, no 94, Saint-Étienne-les-Orgues, Éd. Le Jas, 1984, 105 p.
  • « George Orwell », Revue Les années 1930, no 10, Nantes, université de Nantes, 1989, 79 p. (ISBN 2-86939-036-X).
  • George Orwell devant ses calomniateurs : quelques observations, Paris, Éd. Ivrea & Éd. de l’Encyclopédie des Nuisances, 1997, 27 p. (ISBN 2-85184-260-9).
  • Collectif, « Orwell, entre littérature et politique », Agone no 45, Marseille, 2011.
  • Bruce Bégout, De la décence ordinaire : court essai sur une idée fondamentale de la pensée politique de George Orwell, Paris, Allia, 2008, 124 p. (ISBN 978-2-84485-286-1).
  • Alain Besançon, La falsification du bien : Soloviev et Orwell, Paris, Julliard, 1985, 222 p. (ISBN 2-260-00405-9).
  • Gilbert Bonifas, George Orwell : l’engagement, Paris, Didier, 1984, 502 p. (ISBN 286460-055-2).
  • François Brune, Sous le soleil de Big Brother : précis sur « 1984 » à l’usage des années 2000 : une relecture d’Orwell, Paris, L’Harmattan, 2000, 167 p. (ISBN 2-7384-9611-3).
  • Bernard Crick, George Orwell : une vie, trad. par Jean Clem, Paris, Balland, 1982, 502 p. (ISBN 2-7158-0381-8). L’original anglais date de 1980.
  • Bernard Crick, George Orwell : une vie, trad. par Stéphanie Carretero et Frédéric Joly, Castelnau-le-Lez, Éd. Climats, 2003, 656 p. (ISBN 2-84158-234-5). Rééd. révisée : Paris, Flammarion, 2008, 712 p. (ISBN 978-2-0812-2027-0). L’original anglais date de 1980.
  • Jean-Pierre Devroey, L’âme de cristal : Georges Orwell au présent, Bruxelles, Éd. de l’université de Bruxelles, 1985, 244 p. (ISBN 2-8004-0862-6).
  • Bernard Gensane, George Orwell : vie et écriture, Nancy, Presses universitaires de Nancy, 1994, 243 p. (ISBN 2-86480-675-4).
  • Louis Gill, George Orwell : de la guerre civile espagnole à « 1984 », Québec, Éd. Lux, 2005, 175 p. (ISBN 2-89596-022-4).
  • Isabelle Jarry, George Orwell : cent ans d’anticipation, Paris, Stock, 2003, 209 p. (ISBN 2-234-05570-9).
  • Jean-Daniel Jurgensen, Orwell ou La route de « 1984 », Paris, Laffont, 1983, 208 p. (ISBN 2-221-01033-7).
  • Simon Leys, Orwell ou L’horreur de la politique, Paris, Plon,‎ 2006 (1re éd. 1984), 115 p. (ISBN 978-2-259-20246-6 et 2-259-20246-2, LCCN 2008366689)
  • Jean-Pierre Martin, L’autre vie d’Orwell, Gallimard, « L’un et l’autre », 2013.
  • Jean-Claude Michéa, Orwell, anarchiste tory, Castelnau-le-Lez, Éd. Climats, 1995, 139 p. (ISBN 2-84158-000-8). Rééd. augmentée : Orwell, anarchiste tory ; suivi de À propos de « 1984 », Castelnau-le-Lez, Éd. Climats, 2008, 176 p. (ISBN 978-2-08-121738-6).
  • Jean-Claude Michéa, Orwell éducateur, Castelnau-le-Lez, Éd. Climats, 2003, 167 p. (ISBN 2-84158-233-7).
  • John Newsinger, La politique selon Orwell, trad. par Bernard Gensane, Marseille, Agone, 2006, XXVI-332 p. (ISBN 978-2-7489-0036-1). L’original anglais date de 1999.
  • Jean-Jacques Rosat, Chroniques orwelliennes, mars 2012. [lire en ligne]
  • Raymond Williams, George Orwell, trad. par Michel Morvan, Paris, Seghers, 1972, 159 p. L’original anglais date de 1971.

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George Orwell, ce socialiste anti-totalitaire méconnu (1 sur 11)

22 août 2012, 0:46 Auteur : 3 commentaires

Nous publions une série passionnante de réflexions très poussées de Thibault sur une figure du socialisme et de la lutte anti-totalitaire, George Orwell. Cet auteur est très connu pour 1984 ou encore la ferme des animaux, mais son œuvre est loin de se réduire à ces deux ouvrages majeurs. Cité régulièrement dans les médias, notamment pour son expression “Big Brother”, il reste paradoxalement assez méconnu du grand public. Voici le premier épisode de cette série, sur 11 en tout qui seront publiés à échéances régulières.

Dans son essai Orwell, anarchiste tory, Jean-Claude Michéa nous rappelait que pour la seule année 1984, 3000 livres ont été consacrés à George Orwell, auteur classé deuxième des cinquante plus grands écrivains anglais depuis 19451. Ce chiffre résume à lui seul tout le paradoxe à l’égard d’un auteur, finalement méconnu en tant que penseur. D’une part, il est devenu fréquent de parler d’univers orwellien pour décrire le totalitarisme et les techniques de surveillance toujours plus performantes (on pourra ici se reporter à l’indispensable essai anonyme Gouverner par le chaos ou aux salutaires travaux de l’excellent collectif anti-industriel Pièces et main d’œuvre). 1984 est mondialement connu et explique le nombre impressionnant de livres précité. Mais d’autre part, publier tous ces livres en 1984, date de son célèbre roman éponyme, réduit l’œuvre d’Orwell à ce seul roman. Celle-ci est cependant particulièrement prolifique, comme le montrent tant ses nombreux livres que ses écrits complets, au contenu éclectique. Si l’auteur décéda en 1950, il fallut attendre 1995 pour que ses premiers Collected Essays soient traduits.2 Un autre problème apparaît, qui est l’évacuation de la dimension critique de la pensée de George Orwell, réduite à un simple anti-communisme / anti-totalitarisme. Il n’est que de se reporter à la transposition cinématographique de 1984, réalisée par Michael Radford avec John Hurt dans le rôle principal. À le regarder, nous n’avons affaire qu’à un banal film de science-fiction, dont toute dimension anti-capitaliste est absente, tout comme son sens profond – une critique de l’univers mental de l’intellectuel partidaire. Nous ne nous attarderons même pas sur l’adaptation catastrophique de La ferme des animaux en dessin animé en 1954. Ajoutons qu’au-delà du fait d’être méconnu en tant que pamphlétaire, ou d’être l’objet de tentatives de récupération3, Orwell fut l’objet de calomnies, accusé de délation, d’être un « mouchard ». Des propos qui s’avèrent mensongers et dénués de fondements lorsque les prétendues « preuves » sont analysées, mais que formula le Guardian en 1996, relayé en France la même année par le quotidien Libération4 et en 2003 par Le Monde.5

À la lecture de l’intégralité de l’œuvre orwellienne, de nombreuses critiques politiques, qui restent très actuelles, ressortent et peuvent expliquer ces attaques : refus de la logique de Marché comme de la toute-puissance de l’État, attachement à une certaine morale, critique de la perversion du langage, éloge des gens ordinaires, méfiance quant à l’esprit de système, « brutalité intellectuelle »6 – liste non exhaustive. C’est là le principal enjeu d’une étude de la pensée d’Orwell et ceci d’autant plus que sa pensée complexe, que Michéa qualifie de conservatisme critique7, est un ensemble composite fait tant d’anarchisme, de patriotisme, de communisme que de socialisme démocratique. Tout ce qui, en somme, récuse la domination de classe et d’argent entretenus par l’économie de marché. Mais c’est aussi, pour reprendre Michéa « cette inaptitude radicale à l’esprit d’orthodoxie, comme à tous les jeux de pouvoir liés à ce dernier, qui explique l’intérêt philosophique exceptionnel des essais de George Orwell. »8

Mais la réflexion de George Orwell comporte bien plus que cela. Après tout, chacun peut se targuer d’avoir ses propres valeurs sans que cela en fasse pour autant un analyste impérissable. Outre le caractère actuel de la critique orwellienne donc, c’est par la notion fondamentale de common decency qu’il peut être considéré comme un auteur indispensable à étudier. Comme nous le verrons, il n’a jamais vraiment défini ce concept, qui en acquiert le nom par la force des choses et la place qu’il occupe dans sa pensée. Pour l’introduire, disons seulement qu’il est ce bon sens ancré chez les gens ordinaires, fait de confiance réciproque, de loyauté, de solidarité, et de bien plus encore. Pour sa part, Michéa lui attribue un « champ de relations extrêmement vaste, qui va de l’entraide bienveillante à la simple politesse. »9 Une fois cela posé, proposons ce qui fait l’originalité de la common decency et, partant, l’intérêt de son étude. Elle est ce que Zygmunt Bauman nomme un praxéomorphisme, notion qu’il définit comme se formant « en réaction aux réalités telles que perçues à travers le prisme des pratiques humaines – ce que les êtres humains font, ce qu’ils savent faire, ce qu’ils ont appris à faire, ce qu’ils sont enclins à faire.10 » Face aux diverses crises politiques et économiques que connaît aujourd’hui la philosophie et pragmatique libérale, ce processus sans sujet, la démarche d’Orwell, très proche finalement de l’empirisme des observations appuyant la théorie du système de don / contre-don et des théories du MAUSS (Mouvement anti-utilitariste en sciences sociales), propose une alternative. Il s’agit, en se demandant avec lui ce qu’est l’homme et quels sont ses besoins11, de partir du réel pour rebâtir une pensée politique qui s’inscrive dans la réalité du quotidien des gens ordinaires, et de fondamentaux indépassables pour qui veut conserver une société aux bases stables.

Quelque chose de Charles Dickens…

Le socialisme d’Orwell est avant tout le produit d’une vie singulière. C’est progressivement, comme nous le verrons, que s’est développée et affinée sa pensée. Écrivain, il fut en outre, avant tout, un lecteur – d’essais, mais aussi de romans et nouvelles. Au regard des étapes ayant jalonné sa vie, il ressort que son orientation, si elle fut praxéomorphique, n’en fut pas moins influencée par l’expérience et les œuvres d’autres auteurs, principalement Jack London, Rudyard Kipling et surtout Charles Dickens.

Kipling a marqué la jeunesse d’Orwell12, fils d’un fonctionnaire de l’administration des Indes. C’est dans ces colonies anglaises dont Orwell fut agent colonial plusieurs années que se tiennent les écrits de Kipling. Si Orwell critique humainement le colonialisme de Kipling13, il rejoint son point de vue quant à l’humanisme « hypocrite » qu’aurait l’homme de gauche, indigné du colonialisme mais toutefois peu désireux d’accepter la réduction de son train de vie qu’impliquerait l’indépendance birmane14. Jack London15, révolutionnaire, avait comme Orwell des convictions démocratiques et socialistes16, servies par une personnalité singulière17. Excepté ce que lui reproche Orwell – une inclination à préférer la force, la tendance à un certain darwinisme social18 –, leurs vie et réflexion sont comparables.19 Ancien miséreux20, fidèle aux exploités, ennemi des privilèges, London privilégiait le partage du quotidien des gens ordinaires, en particulier les travailleurs manuels21. Surtout, il gardait un fond critique tout en étant partisan de la force ; un certain côté tory, dans la veine d’Orwell, dû à « sa connaissance, théorique aussi bien que pratique, de ce que signifie le capitalisme industriel en termes de souffrances humaines.22 » Enfin, sur l’influence exercée par London sur Orwell, 1984 reprend l’acuité anticipatrice de l’auteur de L’appel de la forêt. London avait en effet prévu que, dans une société totalitaire, les opposants ou soupçonnés d’hostilité « disparaissaient purement et simplement».

C’est toutefois Charles Dickens qui semble avoir exercé une influence déterminante sur George Orwell. Quand Orwell mentionne Dickens, les propos sont presque autobiographiques, tant les ressemblances sont flagrantes. Il est d’ailleurs révélateur que ce soit dans son essai sur Dickens24, que nous trouvions chez Orwell25 la première fois l’évocation de la common decency.26 Présent dans l’histoire du socialisme ouvrier27, subversif, extrémiste et révolté – aux dires d’Orwell –, Dickens n’est pas pour autant un révolutionnaire.28 Il est un « radical issu de la classe moyenne29 ». Tout comme Orwell plus tard, il fréquenta la vie des pauvres et prit la défense de la classe ouvrière. Bien qu’en méprisant divers aspects à cause de son vécu d’enfant pauvre30, il y trouvait les hommes les plus sains, les travailleurs. Mais, précise Orwell, Dickens s’identifiait davantage à la classe moyenne, sans toutefois s’orienter vers une conscience de classe. Dickens avait ce sentiment inné que la société est inconvenante, et qu’au-delà d’un simple changement institutionnel, « le cœur de l’homme »31 s’avérait l’élément déterminant. Et c’est précisément chez la classe ouvrière que se trouvait « l’honnêteté innée de l’homme ordinaire32 ». Dickens était animé comme Orwell d’une colère généreuse33 face à l’injustice et à la misère, se défiant du pharisaïsme et de la domination des forts sur les faibles. Tous deux peuvent ici entrer dans l’acception de « libéral du 19ème siècle34 », comme défenseurs des libertés démocratiques fondamentales. Orwell a cependant dépassé Dickens. Imprégné de l’auteur, il s’est immergé dans le monde des pauvres et du « lumpenproletariat », frange oubliée de la population35. Enfin, il est intéressant de noter que la méthodologie des deux hommes peut trouver un point de comparaison. Orwell nous entretient de « la manière propre à Dickens de proférer de petits mensonges pour mieux faire ressortir ce qu’il considère comme une grande vérité.36 » Simon Leys révèle la même technique chez Orwell : « L’imagination n’a pas seulement une fonction esthétique, mais aussi éthique. Littéralement, il faut inventer la réalité37 ». Dans Le Quai de Wigan, Orwell réarrange parfois les faits. Sa prétention ethnographique de se « [borner] à décrire ce [qu’il] a vu38 » est destinée à faire prendre conscience de manière plus efficiente du besoin de changer les choses. Leys nous apprend, reprenant Crick, que l’anecdote décrite avec la femme s’échinant sur un tuyau dans le froid est en réalité un faux événement vécu.39 En fin de compte, la forte influence exercée par Dickens sur Orwell se limitait à une critique morale, sans proposition constructive. Orwell reprit les bases puis s’orienta vers une recherche pratique inchoative. D’où la construction, par son expérience et sa réflexion, du concept de common decency.

Notes

1. Michéa (J.-C.), Orwell, anarchiste tory, p.67, au sujet des 3000 livres. Voir http://entertainment. timesonline.co.uk/tol/arts_and_entertainment/books/article3127837.ece pour le classement des auteurs.

2. Année de traduction du premier tome des Essais, articles, lettres, paru aux Editions Ivrea / Editions de l’Encyclopédie des nuisances.

3. En Europe et en Amérique, les néo-conservateurs essaient de s’approprier Orwell, en faisant parler le mort pour tenter de cautionner leur propos. Rien d’étonnant à cela, constate Leys, dans Orwell ou l’horreur de la politique : « Cette annexion d’Orwell par la nouvelle droite reflète moins le potentiel conservateur de sa pensée que la persistante stupidité d’une gauche qui, au lieu de commencer enfin à le lire et à le comprendre, s’est laissé scandaleusement confisquer le plus puissant de ses écrivains », p.73.

4. Voir sur ce sujet la brochure publiée par les éditions Ivrea / Encyclopédie des nuisances, intitulée Georges Orwell devant ses calomniateurs – quelques observations.

5. Leys (S.), op. cit., p.116.

6. Leys, op. cit., p.12.

7. Orwell, anarchiste tory, op. cit., p.142.

8. Michéa (J.-C.), Orwell éducateur, p.18.

9. Michéa (J.-C.), Impasse Adam Smith, p.95.

10. Bauman (Z.), L’éthique a-t-elle une chance dans un monde de consommateurs ?, p.11.

11. Interrogations formulées explicitement dans son essai Les Lieux de loisirs, EAL vol. IV, 19, pp.99-104.

12. Bien que de manière ambivalente : « (…) j’ai adoré Kipling à treize ans, l’ai détesté à dix-sept, méprisé à vingt-cinq et aujourd’hui tends plutôt à l’admirer. La seule chose impossible, pour qui l’avait lu un jour, c’était de l’oublier. », EAL. vol. I, 68, [A l’occasion de la mort de Kipling], p.205.

13. « Kipling est indubitablement un impérialiste forcené, un être moralement insensible et esthétiquement répugnant. », EAL vol. II, 30, « Rudyard Kipling », p.230.

14. « Dans les pays fortement industrialisés, tous les partis de gauche sont au fond une imposture parce qu’ils font profession de lutter contre quelque chose qu’ils ne veulent pas réellement détruire. Ils affichent un programme internationaliste, et en même temps se battent pour préserver chez eux un niveau de vie incompatible avec ce programme. Nous vivons tous de la spoliation des coolies asiatiques et ceux d’entre nous qui sont « éclairés » clament d’une même voix que ces coolies devraient se voir accorder la liberté ; mais notre niveau de vie, condition de notre « esprit éclairé », exige que la spoliation se poursuive. Un humaniste est toujours un hypocrite, et c’est peut-être parce que Kipling a bien saisi ce phénomène qu’il a su trouver tant de formules percutantes. », ibid., p.234.

15. EAL vol. IV, 7, « Introduction à Love of Life and Other Stories de Jack London », pp.32-40.

17. « London était un socialiste qui avait les instincts d’un pirate et l’éducation d’un matérialiste du 19ème siècle. » ibid., p.38.

19. Au premier chef, « c’était un aventurier et un homme d’action comme peu d’écrivains l’ont été », ibid., p.35. Un qualificatif que nous pourrions appliquer à Orwell lui-même.

23. Ibid., p.34. Dans 1984, la Novlangue parle alors de « non-être », un homme qui, exécuté, n’a jamais existé : « les épurations et les vaporisations font nécessairement partie du mécanisme de l’Etat », 1984, p.70.24. EAL vol. I, 162, « Charles Dickens », pp.517-574.

25. Du moins dans la traduction française de ses Essais, articles, lettres.

26. « En dernier ressort, [Dickens] n’admire rien, si ce n’est la « common decency », l’honnêteté des mœurs. La science est inintéressante, la machine cruelle et laide (la tête d’éléphant). » EAL vol. I, 162, « Charles Dickens », p.557.

28. « Pour Dickens, les révolutionnaires ne sont que des sauvages parvenus au dernier degré de l’avilissement – des fous, en réalité. », ibid., p.527.

29. EAL vol. III, 26, « A ma guise », p.138.

30. EAL vol. I, 162, « Charles Dickens », p.542.

33. Dickens est un homme « animé d’une colère généreuse », ibid., p.574. / « (…) la « colère généreuse » dont parle encore Orwell, pour la distinguer de toutes les figures du ressentiment et des passions tristes, si répandues dans le monde militant (…) », Michéa (J.-C.), Impasse Adam Smith – brèves remarques sur l’impossibilité de dépasser le capitalisme sur sa gauche, p.55.34. Dickens est « un libéral du 19ème siècle, une intelligence libre, un type d’individu également exécré par toutes les petites orthodoxies malodorantes qui se disputent aujourd’hui le contrôle de nos esprits. », EAL, vol. I, 162, « Charles Dickens », p.574. / « Orwell, lui-même, n’hésitait pas à se référer à l’héritage des “vieux libéraux” du 19ème siècle, lorsqu’il lui arrivait de prendre le mot en ce sens très particulier. », Michéa (J.-C.), L’empire du moindre mal – essai sur la civilisation libérale, p.15. / Orwell peut donc s’entendre comme « libéral » seulement dans son acception ancienne d’« ami de la liberté », EAL vol. IV, 45, « Editorial de Polemic », p.197.

35. « On en retire l’impression de populations entières d’être déshérités qui, pour Dickens, n’appartiennent même plus à l’humanité. C’est un peu de la même manière que le doctrinaire socialiste d’aujourd’hui efface d’un trait de plume toute une part de l’humanité en parlant de « lumpenprolétariat ». », EAL vol. I, 162, « Charles Dickens », pp.542-543.

36. EAL vol. III, 20, « Cent ans après », p.123.

37. Leys (S.), Orwell ou l’horreur de la politique, p.31.

38. Orwell (G.), Le Quai de Wigan, p.36.

39. Leys (S.), op. cit., pp.29-30. La citation du Quai de Wigan qu’il nous donne, tirée de la version anglaise, indique les pp.16-17 de l’édition Penguin Books. Pour l’édition française que nous avons utilisée, nous retrouvons l’anecdote en question aux pages 21-22.

http://www.deviantart.com/tag/georgeorwell

Quand George Orwell qualifiait De Gaulle de “Führer”

 La lettre d’Orwell vient d’être publiée dans une correspondance publiée en anglais par Liveright. En 1944, la guerre est sur le point de finir, et la France est passée du camp des vaincus à celui des vainqueurs principalement grâce à la détermination et au génie du Général de Gaulle. Celui-ci n’a fait aucun cadeau à ses alliés anglo-saxons pour défendre la souveraineté nationale de la France, il sera même celui qui fera capoter le projet de gouvernement provisoire de la France par les Américains (l’AMGOT), comme au Japon par exemple.

Pourtant, voici ce qu’Orwell ose écrire dans sa lettre : “Hitler, no doubt, will soon disappear, but only at the expense of strengthening (a) Stalin, (b) the Anglo-American millionaires and (c) all sorts of petty fuhrers° of the type of de Gaulle”. En français : “Hitler, c’est certain, va bien disparaître, mais seulement pour voir se renforcer des a) Staline b) les millionnaires anglo-américains c) toutes sortes de führers insignifiant du type de De Gaulle.”

Le moins que l’on puisse dire, c’est que qualifier De Gaulle de führer (donc le comparer à Hitler) manquait clairement de clairvoyance, quand on sait avec le recul de l’histoire que De Gaulle a quitté de lui-même le pouvoir par deux fois, la deuxième sur un référendum perdu. Déjà à son retour au pouvoir en 1958, De Gaulle avait dû se défendre d’être un dictateur, en des termes restés célèbres :

Pour Orwell, tout ce qui apparaissait de près ou de loin comme un leader politique un peu trop charismatique était forcément un Hitler ou un Staline en puissance. De Gaulle est justement la preuve du contraire. Il est la preuve qu’on peut être un leader politique, venant de l’armée, charismatique, mais en appeler régulièrement au peuple par voie de référendum, en allant jusqu’à se retirer si le référendum le désavoue. Ainsi De Gaulle était bien plus démocrate que tous les présidents de la 5ème République qui lui ont succédé, et à la plupart des chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier. A commencer par ceux qui se trouvent dans l’Union européenne, et qui ont soit refuser le référendum sur le traité constitutionnel à leur peuple, soit qui se sont assis dessus une fois que celui-ci avait dit non. Un De Gaulle ne ferait pas de mal aujourd’hui, il aurait le charisme pour briser les preneurs d’otage de la France, à commencer par la CGT et ses affidés.

 Sur le même thème

 

 1984 de Georges Orwell : on y est !

Publié le 13 juin 2013 par Vahine

Le site Express.be : http://www.express.be nous apprend que le livre de G. Orwell a vu ses ventes augmenter ces derniers temps .

Pas étonnant à mon avis ! Nous sommes actuellement en train de nous diriger vers une société qui va être un mélange du  » Meilleur des mondes  » de Aldous Huxley et de  » 1984  » De G. Orwell .

D’ailleurs ces deux là ont probablement été des francs-maçons de rangs élevés et leurs livres respectifs plus des plans pour le futur que des romans …

Si vous ne les avez pas encore lus, faites le vite, histoire de comprendre ce qui se passe vraiment dans le monde …

 

Le scandale des écoutes américaines décuple les ventes du roman ‘1984’ de Georges Orwell

Arnaud Lefebvre le 12 Juin 2013

Les ventes de « 1984 », le célèbre roman d’anticipation de Georges Orwell, sont depuis plusieurs jours en hausse sur le site de vente en ligne Amazon, écrit le Washington Examiner, cité par Slate.fr. Hier, l’augmentation des ventes se situait aux alentours de 91% en début d’après-midi, chiffre qui est passé, pendant la soirée, à 126%. Aujourd’hui, les ventes de « 1984 » ont continué de monter et atteignent à présent 337%. Le livre de Georges Orwell se retrouve ainsi à la 270ème place du baromètre des ventes d’Amazon.

Pour le site Breitbart, il s’agit de l’effet « NSA » ou « Prism ». Le site explique que le « penchant de l’administration Obama à collecter les données publiques représente une chance pour les humoristes mais aussi pour les héritiers de George Orwell ». « Le récit d’Orwell, 1984, le roman qui a introduit dans notre lexique le terme Big Brother, se vend très bien sur Amazon.com, en partie grâce aux manchettes des journaux sur la NSA et ses écoutes nationales agressives ».

Dans le roman 1984, les individus vivent dans un monde totalitaire où leurs faits et gestes sont constamment épiés, par l’énigmatique « Big Brother ».

Publié dans Manipulations, Médias, Oligarchie mondiale, Fin de la démocratie, Nouvel ordre mondial

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« Bilderberg 2013 Salaire minimum : Hollande… »

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Le monde tel qu’il est vraiment et non pas tel qu’on vous le montre .

Ceci est un site de ré-information traitant entres-autres du Nouvel ordre mondial, des sociétés secrètes qui dirigent réellement le monde : Francs-maçons, Illuminatis, groupe Bilderberg . De l’impérialisme américain, de false-flag comme le 11 Septembre …

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 » L’individu est handicapé en se retrouvant face à face avec une conspiration si monstrueuse, qu’il ne peut croire qu’elle existe.  » J. Edgar Hoover.

 » Le monde est gouverné par des personnages très différents de ce qui est imaginé par ceux qui ne sont pas derriere le rideau  » Benjamin Disraeli.

 » La véritable menace pour notre république est le gouvernement invisible, qui comme une pieuvre géante, étends ses tentacules gluants autour de nos villes, états et nations.  » John F. Hylan.

 » Il y a deux histoires: l’histoire officielle, menteuse, puis l’histoire secrète, où se trouvent les véritables causes des évènements  » Honoré de Balzac.

 » Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire  » George Orwell.

 » L’opinion publique est la clé. Avec l’opinion publique, rien ne peut faillir. Sans elle, rien ne peut réussir. Celui qui manipule les opinions est plus important que celui qui applique les lois.  » Abraham Lincoln.

 » Des centaines de milliards de dollars sont dépensés chaque année pour contrôler l’opinion publique.  » Noam Chomsky

 » Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. » Henry Ford.

 

 » L’humanité devra mettre un terme à la guerre, ou la guerre mettra un terme à l’humanité.  » J. F. Kennedy

 » Il n’y a pas de mauvais peuple, il n’y a que des mauvais bergers. Un peuple ne se trompe pas, il est trompé. » Jean-Jacques Servan-Schreiber.

 » Je crois à la vertu des petits peuples. Je crois à la vertu du petit nombre. Le monde sera sauvé par quelques-uns.  » André Gide.

 » Le summum de l’orgueil humain est de croire qu’il est seul dans un univers infini.  » Anonyme.

Samsung, Big Brother, Huxley et Orwell

Publié le 6 mars 2015 par Vahine

Samsung, Big Brother, Huxley et Orwell

Un article de : Slate.frhttp://www.slate.fr

Qui confond juste les causes et les conséquences : Huxley et Orwell, tous deux francs-maçons de hauts rangs, n’ont pas  » deviné  » le futur, comment l’auraient ils pu ?

Huxley et Orwell ont DECIDE ce que devait être le futur, en ont fait des livres et eux et leurs pairs font en sorte que celà arrive …

C’est comme ça que ça marche, les choses n’arrivent pas par hazard, tout cela a été prévu de longue date…

Si vous n’avez pas lu :  » Le meilleur des mondes  » d’ Huxley et   » 1984  » de G. Orwell, il est  urgent de la faire, et vous pourrez constater à quel point nous sommes proches de cette société ( un mélange des deux ) dont ils ont révé et qu’ils mettent en place inéluctablement …

Vahine.

La récente polémique sur la smart TV de Samsung a provoqué de nouveaux parallèles avec le chef-d’œuvre d’Orwell, mais c’est Aldous Huxley qui a le mieux dépeint le monde où nous vivons.
Il est toujours intéressant de voir comment une simple référence peut aider à populariser une cause. Il a suffi d’un tweet particulièrement bien senti d’un activiste de l’Electronic Frontier Foundation pour réveiller tout le monde, le 8 février:
View image on TwitterView image on Twitter

A gauche, la politique de confidentialité de la smart TV de Samsung:

«Sachez que si les mots que vous prononcez sont personnels ou contiennent des informations sensibles, il est possible que ces informations fassent partie des données capturées et transmises à un service tiers via la Reconnaissance Vocale.»

A droite, un extrait de 1984 de George Orwell, paru en 1949:

«Il captait tous les sons émis par Winston au-dessus d’un chuchotement très bas. De plus, tant que Winston demeurait dans le champ de vision de la plaque de métal, il pouvait être vu aussi bien qu’entendu. Naturellement, il n’y avait pas de moyen de savoir si, à un moment donné, on était surveillé. Combien de fois, et suivant quel plan, la Police de la Pensée se branchait-elle sur une ligne individuelle quelconque, personne ne pouvait le savoir.»

Alors oui, forcément, cela fait un peu peur. Samsung a depuis dû préciser sa position et expliquer que sa smart TV n’était pas l’effrayant Big Brother d’Orwell. Pourtant, pour le Consumentenbond, l’équivalent néerlandais de l’UFC-Que choisir, interrogé par Pixels«la polémique autour de Samsung est de l’ordre de la tempête dans un verre d’eau»:

«Ces téléviseurs n’écoutent pas en permanence tout ce qui se passe dans la pièce –le problème le plus important, c’est que leurs conditions d’utilisation ne sont absolument pas transparentes et sont beaucoup trop longues.»

Même discours chez Digital Trends, qui titre«Vous pouvez arrêter de murmurer: votre Smart TV de Samsung ne vous espionne pas».

Snowden et «1984»

Pourtant, il faut avouer qu’elle était attirante, cette comparaison avec l’écrivain britannique. Depuis plusieurs années, l’utilisation d’Orwell pour nous alerter d’un désastre en cours concernant l’espionnage de notre vie privée est devenue commune. Après les révélations d’Edward Snowden, un peu avant l’été 2013, Fabrice Epelboin avait évoqué «le monde orwellien» dans lequel nous vivions:

 

«On peut parler de monde orwellien dans la mesure où l’on trouve les éléments du célèbre roman 1984: un Etat qui surveille les moindres faits et gestes de la population, qui s’immisce de plus en plus dans le domaine du privé, qui contrôle l’information par son emprise sur les médias –les subventionner alors qu’ils sont en situation de faillite chronique depuis des lustres est une bonne solution– et où l’on a un appareil d’Etat qui impose un vocabulaire –qu’Orwell nomme « novlangue » et qu’on appelle, nous, “éléments de langage” ou “storytelling”.

 

Bien sûr que nous sommes dans un monde orwellien. Tout le monde s’en rend bien compte, mais nous sommes encore loin d’être dans un monde en crise ouverte, ou tout du moins nous n’en sommes qu’aux prémices

«Récemment, nous avons appris que nos gouvernements travaillent ensemble pour créer un système de surveillance mondiale. George Orwell nous avait prévenus du danger de ce genre d’informations. Les types de collecte utilisés dans le livre, comme les microphones, les caméras, les télés qui nous regardent, ne sont rien comparé à ce que nous avons aujourd’hui. Nous avons des capteurs dans nos poches qui permettent de nous suivre partout.»

Certains aspects du livre de l’auteur britannique sont effectivement présents dans notre société. Cependant, nous ne vivons pas (encore) dans le système totalitaire de l’Oceania. La salle 101, où les opposants au régime vivent leurs pires peurs, est encore un cauchemar qui n’est pas devenu réalité. Et comme le résumait Michael Moynihan sur Newsweek après les révélations Snowden:

«Nous nous sommes engagés dans un gros débat. Les journaux publient bravement encore plus de documents top secrets dérobés à la NSA. Ce qui peut seulement vouloir dire que, malgré nos imperfections, nous ne vivons pas dans 1984

 Huxley plus visionnaire

En fait, notre société est plus proche de celle qu’Aldous Huxley avait imaginé dans Le Meilleur des mondes. Dans cette contre-utopie publiée en 1932, il dépeignait, écrivions-nous en 2011, «les contours d’une dictature parfaite. Des individus conditionnés auraient l’illusion d’être libres et épanouis, mais seraient en réalité placés dans un système de soumission via une consommation et une distraction excessives»Dans le Guardian, John Naughton démontrait, en 2013, pourquoi Huxley était «le vrai visionnaire»:

«Nous avons oublié l’intuition d’Huxley. Nous n’avons pas réussi à nous rendre compte que notre emballement pour les jouets élégants produits par les Apple et Samsung  –combiné à notre appétit apparemment insatiable pour Facebook, Google et d’autres entreprises qui fournissent des services « gratuits » en échange de détails intimes de notre vie quotidienne– pourrait bel et bien se révéler comme étant un narcotique aussi puissant que le soma l’était pour les habitants du Meilleur des mondes. […] Ayons une pensée pour l’écrivain qui a perçu l’avenir dans lequel nous apprenons à aimer nos servitudes numériques.»

L’essayiste Neil Postman remarquait déjà, dès 1984, que c’était peut-être Huxley, et non Orwell, qui avait le mieux réussi à anticiper le futur. Dans la préface de Se distraire jusqu’à en mourir, il tenait à faire la différence entre les deux auteurs:

«Orwell prévient que nous serons bientôt submergés par une oppression imposée. Mais chez Huxley, il n’y pas besoin de Big Brother pour priver les gens de leur autonomie, de leur maturité et de l’histoire. De la façon dont il le voyait, les gens finiront par aimer d’eux-mêmes leur oppression et adorer les technologies qui annihilent leurs capacités à penser.»

Il est bon de rappeler que Neil Postman «n’aime ni la télévision, ni Bill Gates, ni les ordinateurs, ni Internet, ni la publicité»comme le soulignait le sociologue Julien Damon, en 2001. La suite de son raisonnement était habilement résumée dans cette BD réalisée par Recombinant Records.

On retrouvait le même message dans cette infographie réalisée en 2010 par Column Five. Là où Orwell imaginait la censure, Huxley voyait lui des individus inondés de flux et victimes d’un désintérêt général pour l’information.

Mais celui qui a le mieux réussi à résumer pourquoi Huxley avait bien anticipé le futur dans lequel nous pourrions vivre –sans pour autant le décrire parfaitement: le livre reste une fiction qui n’est pas (encore) devenue réalité–, c’est Huxley lui-même. Dans une lettre (traduite ici) envoyée après la publication de 1984, l’auteur du Meilleur des mondes expliquait son point de vue à George Orwell, qui avait été brièvement son élève à Eton:

«La philosophie de la minorité dirigeante de 1984 est un sadisme qui a été mené au-delà de sa conclusion logique en dépassant la notion de sexualité et en la niant. Quant à savoir si cette politique de « la botte piétinant le visage de l’homme » pourrait fonctionner indéfiniment dans la réalité, cela semble peu probable. De mon point de vue, l’oligarchie régnante trouvera des moyens moins difficiles et moins coûteux de gouverner et satisfaire sa soif de pouvoir, et ces moyens ressembleront à ceux décrits dans Le Meilleur des Mondes.»

«Récemment, nous avons appris que nos gouvernements travaillent ensemble pour créer un système de surveillance mondiale. George Orwell nous avait prévenus du danger de ce genre d’informations. Les types de collecte utilisés dans le livre, comme les microphones, les caméras, les télés qui nous regardent, ne sont rien comparé à ce que nous avons aujourd’hui. Nous avons des capteurs dans nos poches qui permettent de nous suivre partout.»

Certains aspects du livre de l’auteur britannique sont effectivement présents dans notre société. Cependant, nous ne vivons pas (encore) dans le système totalitaire de l’Oceania. La salle 101, où les opposants au régime vivent leurs pires peurs, est encore un cauchemar qui n’est pas devenu réalité. Et comme le résumait Michael Moynihan sur Newsweek après les révélations Snowden:

«Nous nous sommes engagés dans un gros débat. Les journaux publient bravement encore plus de documents top secrets dérobés à la NSA. Ce qui peut seulement vouloir dire que, malgré nos imperfections, nous ne vivons pas dans 1984

 Huxley plus visionnaire

Les mystérieuses stèles de Lourdes

 gerry carnelian

Bonjour Deï Mian. Je me permets de te contacter, car après avoir vu cette vidéo sur les stèles, j’ai eu une impression de « déjà vu ». Quelques recherches plus tard j’ai trouvé : j’avais remarqué ce même type de symboles (et parfois exactement  les mêmes) sur les tablettes de Glozel (fac-similés aisément consultable sur Wikipédia, pas besoin de faire des recherches compliquées, pour une fois).
 La thèse de Hitz et essai de déchiffrement:   http://romano03.free.fr/hypothesesdehitz.htm

LE MYSTERE DE GLOZEL ET LES EXTRATERRESTRES GEANTS:

http://atlantide-mu.over-blog.com/article-glozel-et-les-extraterrestres-geants-84186707.html

http://www.lefigaro.fr/culture/2010/02/23/03004-20100223ARTFIG00445-le-decouvreur-de-glozel-emporte-son-mystere-.php

http://www.ldi5.net/archeo/gloz.php

http://mystere-et-insolite.lo.gs/glozel-la-grande-aventure-de-l-ecriture-a49938998

http://jean.dif.free.fr/Images/France/Glozel/Histoire.html

Par contre, je ne sais pas si cela va vraiment nous faire avancer, puisque personne n’a encore pu là aussi les décrypter… Mais bon, si on peut aider…
Meilleur traduction??:
On retrouve le même genre d’inscriptions sur certains pétroglyphes (Skyrock, à Bishop, Californie) remontant à la préhistoire. C’est moins net car ils sont mélangés à d’autres dessins de chasses, et nombre d’autres beaucoup plus étranges (surtout pour l’époque.). Photo : https://filoulaterre.files.wordpress.com/2015/03/57763-petroglyphespcolla.jpg
 5D3_9873_tweak28234774611_0795772665_mIMG_3357_tweakIMG_5156_tweak14455655315_96cb8f325e_mIMG_5149_tweak5D3_8178_tweak
En fait, d’après mes recherches, le texte de la stèle serait du démotique (époque romaine soit entre -100 et 500) et pourrait se traduire approximativement (en même temps, j’ai pas appris le démotique en une soirée) par « Apporte ta protection à celui qui est (dessin de petit bonhomme (je pense qu’il n’avaient pas de mot pour le décrire d’où le dessin)) ». Je peux me tromper mais il faut reconnaître que ça collerait plutôt bien. A+.

ps: si tu veux te mettre au démotique (c’est assez rigolo en fait, quoique parfairement inutile) : http://oi.uchicago.edu/sites/oi.uchicago.edu/files/uploads/shared/docs/saoc45.pdf

Hello, je voulais te remercié pour tous les voyage que tu nous fais partager tu cartonne, sinon j’ai partagé ta vidéo sur un forum
http://www.mysteredumonde.com/forum/post29701.html#p29701
et la un collègue du fofo bien calé en histoire ma donné une réponse a ces stèles et leurs inscription ainsi que l’endroit d’extraction de celle-ci, peu être te guiderons dans tes recherches😉 voici ça réponse:

Jusqu’au 13è siècle cette région était pluriculturelle, on y trouvait toutes race, ethnies et religion et ce jusqu’à la croisade dite des « albigeois » .

De plus ces stèle proviennent non pas d’une carrière mais d’un cimetière qui s’étendait du château a l’église st Pierre. elle furent enlevées pour cause d’urbanisation.

L’écriture n’est pas plus mystérieuse pour autant, il semblerait que cela soit une forme d’écriture syriaque :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alphabet_syriaque (il en existe plusieurs formes)

il était de coutume de représenté le métier ou le symbole de la personne a cette époque ou peu savait lire. si vous ete attentif vous y verrez des marteau, des ciseaux etc …
Je dirai donc vu la taille et les représentation gravé dessus qu’il sagit simplement de la stèle de la tombe d’un enfant syriaque.

encore merci pour tes vidéo

Cédric Trak

 +Deï Mian Hello, j’espère que tu ne prend pas mal les réflexions du collègue, pour ma pars j’essaie juste de faire avancé les recherches sur se sujet et je suis ouvert a toute possibilité logique et pense que l’union fais la force dans beaucoup de domaine, si je trouve d’autre réponse possible je te les ferai parvenir si sa te gène pas, encore merci et bonne continuation Big Up!
Pio Lazy

Pourquoi il ne met pas lui même sa réponse ???
Leyre CAILLEAU

Super la vidéo! En fait le petit être est un des élémentaux de la nature. J’ai eu affaire au même à l’âge de 17 ans chez mes parents. Ce sont les êtres que l’on peut voir si nos glandes fonctionnent correctement. En fait pas d’extraterrestres, mais des élémentaux de notre mère nature tout simplement. Le chemin spirituel et physiologique permet de comprendre nos différentes civilisations et comment refaire connaissance avec tous les éléments qui nous entourent : eau, air, feu, terre. Voilà! J’aime éclairer le chemin de personnes qui cherchent. D’autres ont trouvé avant moi et c’est un régal de trouver les vraies informations avec des personnes comme vous Deï Mian. Le yi-jing ou yi-king nous apprend à les comprendre. Mais d’abord, le travail commence par soi-même pour mieux comprendre ce qui s’est passé sur notre belle planète. Merci!
fred san

tatiwogran

11 minutes 14 sec stèle de représentation des énergies opposées.
Yves Thuillier

sur la deuxième stèle, le cercle aplati représente la bouche, le glyphe en zigzag pourrait figurer le cobra
Sté Stillgard

Inintéressante vidéo…. Mais toutes les stèles semblent avoir un fort intérêt symbolique… et même bien plus puissamment que celle qui semble attirer l’œil ici !
Gérard L’Eduen

Bravo pour tout ce que tu fais !!!!!…..(et pour Origine🙂 )
Pour le mont Béout, les carrière sont sur Google map avec des photos.
Merci encore pour tout…
Leyre CAILLEAU

Pour la carrière, ils ont tout enseveli et j’en suis sûre pour ne pas qu’on sache. Les plaques tectoniques ont beaucoup bougé pendant le déluge et des vestiges remontent encore quand même aujourd’hui. Par contre, les stèles me confirment ce que mes recherches ont donné.
Jean Omnes

 Oui ce sont les extras terrestres qui ont caché les carrières de sarcophages pour que personne ne sache comment les mérovingiens, puis les carolingiens enterraient leurs morts. Pour ce qui est des stèles en béton qu’est ce que vos recherches ont donné ?
 Deï Mian a partagé ce contenu.
ce sont des lettres égyptiennes de l’époque romaine. le 2è glyphe en partant de la gauche est la lettre M et sert à désigner la chouette
Comme je l’ai déjà dit il faut arrêter de délirer et se renseigner avant, auprès des érudits locaux avant d’engager une telle démarche et de bluffer les gogos.
1) les sarcophages sont mérovingiens et viennent des carrières du Béout que tout le monde connait
2) Il n’y a pas de carrières aux grottes du Loup
3) Il ne s’agit pas d’un cimetière, mais d’une reconstitution en béton de dalles basques réalisée par Mme Le Bondidier, ancienne conservatrice
4) Il n’y a aucun langage mystérieux, mais uniquement une reproduction fruste de personnages et de symboles
5) La dalle en question comme de nombreuses dalles représentent le défunt et non ET
6) Pour ce qui est des signes j’évoque leur signification sur le site patrimonial www.patrimoines-lourdes-gavarnie.fr dossier petit patrimoine bâti, les cimetières
7) Toutes ces tombes sont reproduites dans un ouvrage : les tombes basques de Colas
Petite remarque sur la 3eme stèle, je trouve que le symbole de gauche ressemble au logo de la boisson énergétique monster… « le sigle (le M) est en vérité formé de 3 fois la lettre hébraïque Vav qui a une valeur numérique de 6… »

Merci, pour ton travail, continues à éveiller les consciences !
Merci Deï Mian pour tes investigations.ૐ  Pour l’écriture, essaye celle la: http://fr.wikipedia.org/wiki/Brahmi  ps: je trouve le petit sentier trés joli et dit aux spécialistes d’aller consulter les généralistes… Peut être que Vayu, divinité du vent et de la respiration, père de la force décidera de moins couvrir ton micro un de ces jours, namashkar (je salue le divin qui est en toi)

Deï Mian

NBB : musique tirée de l’album Miracle de Two Steps from Hell –  » Science « 
 tatiwogran

Bonjour,
première stèle 10minutes 56sec cercle de la représentation de l’énergie libre.
11minutes 08 sec stèle de échanges d’énergie libre.
Merci pour cette vidéo.
Eh « friend » il faudrait arrêter de délirer. C’est sympa de parler de Lourdes, mais on se renseigne avant. Pour les inconditionnels d’ET :
1) Ce n’est pas un cimetière, mais un dépôt lapidaire fait de sarcophages mérovingiens et de copies en béton de stèles basque discoïdales réalisées par Louis et Margalide  Le Bondidier ancienne conservatrice du Musée. Il n’y a aucun corps enseveli
2) Il n’y a pas des stèles découvertes au Béout, où se trouvent par contre des restes des carrières de sarcophages mérovingiens.
3) Ces carrières ne sont pas au sommet, mais sur un flanc de la montagne et sont bien connues des locaux et même indiquées comme sentiers de découverte à partir du village d’Omex.
4) Effectivement deux ou trois stèles mériteraient une étude approfondie, mais avant tout, il serait utile de connaître le village basque d’origine, d’où viennent les originaux. Voilà une recherche intéressante. Il faut savoir que Louis Le Bondidier était en relation épistolaire avec Louis Colas, le spécialiste des tombes basques (1923). Louis  évoque la découverte de stèles discoïdales à Campan (village vers Bagnères). Une autre recherche intéressante à faire.
5) Les symboles représenteraient  le défunt (gravure grossière). Certains auteurs y voit le Christ. Au-dessus, à droite le serpent, symbole récurent dans nos vallées. En revanche j’ignore ce que représentent les trois chiffres et le cercle prolongé d’un trait. Mais naturellement, cela n’a rien à voir avec les glyphes égyptiennes ou des extra-terrestres. Louis Colas dans son ouvrage La tombe basque évoque  pour quelques stèles, certaines similitudes avec des stèles berbères dont les habitants auraient été influencés par les phéniciens. C’est dans cette direction qu’ il faudrait creuser.
Voir aussi le site patrimonial www.patrimoines-lourdes-gavarnie.fr , dossier petit patrimoine architectural
Tes travaux sont cool, tu devrait si tu veux couper le son parfois et nous faire les commentaires après. En radio je m’écoutais souvent pour améliorer la diction et surtout la compréhension vis à vis des auditeurs – En continuant ton style amélioré tu trouverais plus facilement des sponsors voir vendre tes reportage en recoupant toutes les infos glanées. garde toujours les originaux des rush. Moi qui aime ce genre de vidéo, c’est pour moi très dur de te suivre. Merci pour le travail accompli.

Très intrigant.

Je suis tombé sur votre chaîne tout à fait par hasard en visionnant la vidéo sur Tiwanaku.
Habitant à Lourdes, qui plus est en face du château et du Béout, je n’avais pas connaissance de l’existence des ces stèles.
Par curiosité, j’irais voir sur place au Béout si je trouve des indices sur la localisation de cette fameuse carrière de sarcophages et de stèles.
je ne veux pas dire de conneries mais il me semble qu une carriere se situe pres de la grotte du loup…
suzanne boulanger

bravo pour ton exploit et courage tu va trouver la prochaine fois je suis curieuse d’en savoir plus
Suzanne Vermeersch de lourdes
J’adore !! Deïmiam, as tu pensé à faire une page pour expliquer la préparation que tu estimes nécessaire pour entreprendre ces genres de voyages (financier, débrouilles, minimum à ne pas oublier, listes des endroits que tu n’as pas put faire ou qui sont méconnus mais extraordinaires..) Merci à toi de pour ton courage et ta foi😉
Très intéressant. Merci.
C

salut Dei Man, en fait la carrière que tu cherchais était bien sur le mont Béout, on peut voir des photo sur google earth, voici les coordonnées: 43°04’56.02 »N par 0°03’51.02 »O voilà pour les curieux, c’est une carrière de sarcophage (si,si).
fred san

trouver carriere  :
pq ne pas utiliser pendule ?
(dans les regles deonthologiques, tu touches a religion donc respecte puije? doisje? aijeledroit ?(surtout)))
fatiguant ensuite cets certain (1h terrain = 1 journee de marche en gros).
Carriere sous terraine ?
Ahlam El AmraniCertains caractères ressemblent à des chiffres en arabe
LE FAUCHEUR

qu’est-ce que des basques pouvez bien fair aux brésille ?
Pourquoi dites-vous que les stèles viennent du Béout ? Elle ne viennent pas du Béout. Leur provenance est bien connue et incompatible avec la roche du Béout sur laquelle vous avez marché. Les sarcophages viennent bien du Béout, mais il n’y ont pas été « trouvés », ils y ont été extraits, dans une carrière prévue à cet effet, utilisée pendant de longues années. Des siècles, en fait.

 Nombreuses photos disponibles. La carrière n’est pas au sommet du Béout, mais juste à côté de la route.
je viens de voir ta vidéo et comme je ne suis pas du tout de cette région, j’ai regardé par curiosité sur google earth si on pouvait voir quelque chose concernant le lieu de cette carrière… Pour moi, j’ai l’impression de voir une carrière abandonnée le long de la route menant à Omex… coordonnée GE : 43°05’40N  –  0°04’28O… si ça peut avancer tes recherches ou si ça parle à quelqu’un…
Jean Omnes

 Ces carrières sont hyper connues et bien visibles. Elles  se trouvent sur tous les sites de recherches. Et il y en a pas qu’au Béout. Ce sont des carrières de sarcophages merovingiens, dont beaucoup ont servis durant des siècles, comme abreuvoirs pour le bétail.
 Jean Omnes

 Eh « friend » si tu veux des infos pour la suite de ton video gag, tu consultes le site patrimonial www.patrimoines-lourdes-gavarnie.fr, dossier patrimoine naturel pour les carrières de sarcophages mérovingiens et non du XVIe ou XVIIe siècle  et le dossier petit patrimoine architectural, les cimetières, pour les copies des stèles basques du château-fort. En dehors du fond j’ai bien aimé la forme, « friend ».
Connaissant bien l’endroit, j’avais toujours été surpris par l’aspect de cette stèle qu’y n’avait pas échappé a mon attention aussi… merci donc pour les quelque explications .. =)

Excellent.

Fait penser aux ondines, voir site de dominique kubler – kubondines et facebook.
Répondre
 mostef

google earth coordonnée : N 43°05’42 » ; W 0°04’30 » dans la courbe du virage au bord de la petite route.
Tom Del Arco

Bonjour, c’est juste pour savoir qu’est ce qu’il prouve que ces stèles n’ont été tailler récament par des locaux et exposer avec les vrais stèles ?
Jean-Luc Laplagne

Pour Deï Man, La carrière des sarcophages du Béout, près de Lourdes. Avec de la musique planante pour accroître le suspense. Vidéo de Karl Superd, sur You tube et Vimeo : clic.

beau travail mec j adore tes vides
Je dirais que la forme en trou de serrure des stèles m’intrigue plus de les symboles, merci bien tchao…

Евендер Петров

tu sors des sentiers battus lol si je puis dire, super! de nouveaux éléments qui changent de ce que l’on voit d’habitutde. je vais faire des recherches sur ces stèles. Merci

maurice toulze

en écoute,  dur dur le choix de la rubrik du partage archéo ou ufo?

Glozel va-t-il faire plier l’archéologie officielle ?

Ce commentaire a été fait par Norbert Gabriel à la suite de mon article du 11 août. Conformément à la politique voulue par Agoravox, j’en profite pour relancer le débat.

Pour bien montrer que l’affaire ne date pas d’hier, voici quelques extraits d’un de mes ouvrages écrit dans les années 80, publié en 93.
Le 1er mars 1924, en labourant un champ, non loin de Châtel-Montagne, près du carrefour de voies antiques de Ferrières-sur-Sichon, à 55km du Crest à vol d’oiseau par la vallée de l’Allier, un jeune homme de 17 ans, Emile Fradin, habitant du village de Glozel, mit à jour un fossé d’inhumation de forme ovale. Bien qu’on lui ait refusé la modeste subvention de 50 francs qu’il avait sollicitée, il s’intéressa à sa découverte et poursuivit ses fouilles avec l’aide du docteur Morlet. Et les deux hommes découvrirent des choses étonnantes. C’étaient d’abord des os sculptés (hameçons, harpons, navettes, têtes de femme et d’homme) sur lesquels des dessins avaient été parfois tracés (loup, félin, bovidé, renne). Mais c’étaient aussi des tablettes d’argile d’écriture alphabétiforme. A ce jour, personne n’est arrivé à comprendre l’écriture glozélienne…
 Au départ, il s’agissait pourtant là d’une découverte importante, beaucoup plus riche de significations que les huit cavaliers gaulois de Gondole enterrés avec leurs chevaux… importante parce qu’elle témoigne d’une culture d’inhumation bien établie (ce qui devrait intriguer Antenor qui a beaucoup réfléchi sur le sujet) et plus précisément d’une culture où l’ovale est un symbole religieux ( ce qui m’a intrigué dès le début puisque j’y vois un symbole du judaïsme ancien, voire phénicien/cananéen, comme je l’ai expliqué dans mes ouvrages et articles divers). A noter que ce n’est pas le seul exemple de sépultures où l’ovale est représenté avec, parfois, en plus, le défunt enterré en position foetale… comme dans l’oeuf de la renaissance druidique – ma thèse).
Mais aujourd’hui, grâce à l’internet, l’affaire Glozel redevient d’actualité. Il aura fallu 85 ans mais aussi le courage et l’opiniâtreté d’Emile Fradin.
 Philologue allemand spécialiste du Proche-Orient ancien, Herbert Sauren, qui a par ailleurs entrepris de démontrer que la plupart des textes en écriture ibérique pouvaient s’interpréter par des langues sémitiques de l’antiquité, a repris sous cet angle l’ensemble du corpus épigraphique de Glozel établi par le docteur Morlet, ainsi que les parallèles donnés par le même dans ses « Origines de l’écriture », et en a proposé une étude épigraphique, une translittération, une traduction complète ainsi qu’une liste du vocabulaire sémitique (cf Wikipedia)
Enfin, pour lever toute équivoque et réfuter toutes accusations de falsification, citons seulement la traduction que donne le philologue et linguiste suisse Hans-Rudolf Hitz de la tablette GLO-71 qui pourrait se rapporter à un évènement de l’an 107 avant J.C. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Glozel).
Comment ne pas voir dans ces nouvelles interprétations la confirmation de ce que j’ai écrit dans les années 80 ?
1° Une forte influence phénicienne puis judaïque que la Gaule a reçue du Proche-Orient. Dans le cours de cette histoire, l’exil des Juifs à Babylone marque une rupture, un tournant ou une accélération ; car beaucoup avaient fui et s’étaient expatriés. Il faut donc réfléchir sur le rayonnement que les exilés ont pu avoir sur leur diaspora à leur retour en Palestine. En cela, les manuscrits de la mer Morte nous sont d’une aide précieuse. L’origine du christianisme en Gaule ne peut s’expliquer, dans sa logique, qu’en passant par ce chemin.
2° Le lien que j’ai fait entre cette écriture glozelienne et les lettres/repères portées sur le vase de Vix pour lequel j’ai proposé une réalisation à Gergovie/Le Crest dans ses forges de Saint-Amand-Tallende. Par exemple, l’explication que j’ai proposée pour la lettre A que l’on retrouve à Glozel sous ses deux formes pourtant différentes mais aussi un tableau de correspondances que je ne présente aujourd’hui que comme un sujet de réflexion, n’étant pas spécialiste dans la langue grecque récente ou ancienne.
3° Mon interprétation d’un texte gravé sur un galet de forme ovale dans lequel j’ai proposé d’y voir une représentation des constellations célestes,  et enfin un essai d’interprétation épigraphique du ciel qui me semble beaucoup plus proche de l’Antiquité que du Moyen-âge.
Je ne dis pas que mon interprétation épigraphique du ciel remonte à une très haute antiquité. La présence de l’oméga majuscule qui, dans mon croquis, « coiffe » le petit charriot de l’étoile polaire est, parait-il, relativement récent dans l’écriture grecque. Il est, en revanche, à rapprocher, me semble-t-il, du diadème/torque de la dame de Vix, donc au VIème siècle. Voici l’interprétation que j’en ai donnée dans mon « Histoire de Gergovie ».
Qu’en est-il aujourd’hui de la situation ? Après les fouilles officielles de 1983 suite à la demande d’élus locaux, un rapport résumé de 13 pages fut rendu public en 1995. Les auteurs de ce rapport ont estimé que le site de Glozel était médiéval, qu’il contenait des objets de l’âge du fer, mais qu’il avait probablement été enrichi par des contrefaçons. De même, quand j’ai proposé de situer Gergovie sur l’éperon du Crest, la Direction Régionale des Affaires culturelles d’Auvergne, après avoir envoyé des archéologues sur place, en avait conclu que le site n’était pas antérieur au Moyen-âge… comme si l’on pouvait dater l’âge d’une pierre !
Voilà bien ce qu’est l’actuelle archéologie dite scientifique ! Parce qu’il existe, à Glozel, de nombreuses tablettes dénuées de sens, on pense tout de suite à des faussaires. On ne s’interroge même pas sur ce que pouvait être un lieu mystique antique où les scribes attitrés se faisaient rétribuer pour écrire les dédicaces et supplications demandées par des pèlerins illettrés. Le rendement étant de tout temps, il devait bien arriver un moment où les scribes débordés, ou pressés ou incultes, faisaient semblant… jusqu’au Moyen-Âge, pourquoi pas ? Et dans la passion du siècle dernier, pourquoi n’y aurait-il pas eu des contrefaçons pour dénigrer le site ?
 Voilà bien ce qu’est l’actuelle archéologie dite scientifique ! Elle est incapable de concevoir la permanence dans le temps d’un site mystique ou d’une position militaire hors du commun. Au XIX ème siècle, les érudits notamment bourguignons recherchaient des éperons barrés comme on va à la pêche et aujourd’hui, on se refuse toujours jusqu’à l’absurde à voir le remarquable éperon du Crest.
Manifestement, il y a quelque chose qui, aujourd’hui, ne tourne pas rond dans l’archéologie officielle.

Le Roi de tous les Antioxydants: Le Glutathion

oct 5, 2014

Nous avons tous entendu parler des antioxydants, mais connaissons-nous le roi de tous les antioxydants ? Celui qui est le secret pour éviter le cancer, les maladies cardiaques, le vieillissement, les problèmes neurologiques et plus encore ? Cet antioxydant-là a fait l’objet d’études approfondies et pourtant la plupart d’entre nous ne connaissons rien à son sujet et de nombreux médecins n’ont aucune idée de la façon de remédier à sa carence chez les humains, qui est une véritable épidémie.

glutathion22

Il s’agit bien sûr du Glutathion. C’est un puissant détoxifiant et un stimulant du système immunitaire et il est crucial pour une vie en bonne santé. Même si le corps produit une partie de son propre Glutathion, la faible qualité des aliments, la pollution, l’environnement toxique, le stress, les infections et les radiations réduisent tous le gluthation de notre corps.

Qu’est ce que le Gluthation?

Le Glutathion est une simple molécule produite naturellement dans le corps en continu. C’est une combinaison de trois blocs de protéines ou acides aminés : la cystéine, la glycine et la glutamine.

Le meilleur atout du glutathion est qu’il contient des groupes chimiques soufrés qui luttent pour attraper toutes les mauvaises choses telles que les radicaux libres et les toxines (mercure, métaux lourds…) pour ensuite les expulser de notre corps. C’est particulièrement important dans le monde actuel qui nous bombarde de métaux lourds.

Ou pouvez-vous trouver du Gluthation?

Le corps en produit, mais pas suffisamment dans notre environnement stressant. Voici ci-dessous une liste d’aliments qui contiennent du glutathion ou ses précurseurs aidant le corps à en produire davantage.

  • Brocoli
  • Choux de Bruxelles
  • Choux
  • Choux-fleurs
  • Avocats
  • Pêches
  • Pastèque
  • Cannelle
  • Cardamome
  • Curcuma
  • Tomates
  • Pois
  • Ail
  • Oignons
  • Poivrons Rouges

Remarquez que ce sont tous des aliments bons pour la santé que nous ne mangeons pas souvent. Nous consommons beaucoup d’aliments pauvres, viande, produits laitiers et plats industriels, qui ont été étudiés et se sont avérés être la cause numéro UN des maladies cardiaques et autres maladies et malgré tout, nous en consommons de grandes quantités. La solution est de les limiter et de manger une grande quantité d’aliments frais et vivants qui fournissent des nutriments et n’imposent pas au corps une digestion lente et compliquée.

Vous pouvez aussi faire plus d’exercice car alors votre production de glutathion augmente. La respiration et la transpiration aident également à se débarrasser d’un grand nombre de toxines de notre corps.

Le Glutathion protège des maladies chroniques.

Ce qui rend le glutathion si important et puissant est sa capacité à recycler les antioxydants. Quand votre corps traite les radicaux libres, il les passe d’une molécule à une autre. Ils peuvent aller de la vitamine C à la vitamine E, à l’acide lipoique, puis au glutathion où ils sont atténués. Les antioxydants sont recyclés à ce stade et le corps peut alors régénérer une autre molécule de glutathion pour recommencer le processus.

Le Glutathion procure une aide cruciale à votre système immunitaire pour combattre une maladie chronique car c’est un transporteur des toxines hors de votre corps. Comme sur un ruban attrape-mouches, les toxines se collent au glutathion puis elles sont conduites vers la bile, dans les selles et hors de votre corps. Le Glutathion est également si puissant qu’il s’est avéré une aide importante pour soigner le SIDA. Le corps est en contact constant avec des oxydants et des toxines ; plus nous pouvons les maitriser, plus notre corps pourra rester fort. C’est pourquoi le glutathion est si important.

9 derniers conseils

Le Docteur Mark Hyman donne 9 conseils pour augmenter votre concentration de Glutathion. Consultez les tous!

1. Consommez des aliments riches en soufre. Les principaux sont l’ail, l’oignon, et les crucifères ( brocoli, kale, radicchio, chou vert, chou-fleur, cresson, etc.).

2. Essayez les protéines du petit lait (whey). C’est une très grande source de cystéine et d’acides aminés pour la synthèse du glutathion. Comme vous le savez, je ne suis pas amateur de produits laitiers, mais ceci est une exception – avec quelques précautions. La protéine de lactosérum DOIT être bioactive et faite à partir de protéines non dénaturées. (Elles sont dénaturées lorsque leur structure naturelle est modifiée). Choisissez du lait non pasteurisé et non produit industriellement qui ne contient aucun pesticides, hormones ou antibiotiques. Immunocal est une protéine de lactosérum bioactive, non dénaturée prescrite par les médecins et elle figure même dans la liste de référence des médecins.

3. L’exercice stimule vos niveaux de glutathion et stimule donc votre système immunitaire, votre détoxification et accroit les défenses antioxydantes de votre corps. Faites-en peu pour commencer puis allez jusqu’à 30 minutes par jour d’exercices vigoureux tels que la marche ou le jogging, ou pratiquez différents sports. Des séances d’effort de 20 minutes 3 fois par semaine seront aussi très profitables.

On pourrait croire que ce serait facile de se contenter de prendre une pilule de glutathion. Mais le corps digère les protéines – et vous n’en tireriez pas les bénéfices en agissant ainsi. Cependant, la production et l’assimilation du glutathion dans le corps requiert de nombreux nutriments et vous avez intérêt à en prendre. Ci-dessous les principaux suppléments dont le corps a besoin pour activer le glutathion. En plus de prendre des multivitamines et de l’huile de poisson, je soutiens mon taux de glutathion avec les suppléments suivants et je le fais chaque jour pour ma santé personnelle.

4. N-acétyl-cystéine.  On l’utilise depuis des années pour traiter l’asthme et les maladies respiratoires et pour soigner les personnes souffrant de déficiences gravissimes du foie dues à une overdose de Tylenol. En fait, j’ai été mis en contact avec cette affection durant mes études médicales lorsque je travaillais au service des urgences. Ce suplément est même utilisé pour protéger les reins des teintures utilisées lors des radiographies.

5. Acide-Alpha Lipoique. C’est le deuxième élément le plus important dans nos cellules juste après le glutathion et il est actif dans la production d’énergie, le contrôle du niveau de sucre, la santé mentale et la détoxification. Le corps le produit naturellement, mais du fait de tous les stress auxquels nous sommes soumis, nous en manquons souvent.

6. Les nutriments de méthylation (les folates et les vitamines B6 et B12). Ce sont les éléments les plus cruciaux pour la production naturelle de glutathion. La méthylation ainsi que la production et la transformation du glutathion sont les deux fonctions biochimiques les plus importantes de votre corps. Prenez du folate, (spécialement sous sa forme de 5-méthyltetrahydrofolate) – de la B6 (sous la forme active de P5P) et de la B12 (sous sa forme active de méthylcobalamine).

7. Le Sélénium. Ce sel minéral important aide le corps à transformer et produire du glutathion.

8. Une famille d’antioxydants incluant les vitamines C et E (sous la forme de tocophérols mixtes), agit ensemble pour transformer le glutathion.

9. Le Chardon Marie (silymarine) est utilisé depuis longtemps pour soigner les maladies du foie et aider à stimuler les productions de glutathion.

Sources:

http://www.collective-evolution.com/2014/04/13/the-mother-of-all-antioxidants/

http://drhyman.com/blog/2010/05/12/what-is-glutathione-and-how-do-i-get-more-of-it/

http://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2010/04/10/can-you-use-food-to-increase-glutathione-instead-of-supplements.aspx

http://www.webmd.com/vitamins-supplements/ingredientmono-717-GLUTATHIONE.aspx?activeIngredientId=717&activeIngredientName=GLUTATHIONE

https://www.youtube.com/watch?v=0hufj2AIPxQ

Alpha Blondy J’aime Pas Ta Gueule

J’aime pas Sarkozy:

-Aujourd’hui,vous n’avez plus le droit,d’avoir faim ni d’avoir froid. Ni de mendier, ni de vous prostituer, ni d’vous r’grouper en bas d’la cité. Je vous promets pas de grands soirs, mais juste une prison comme dortoir. Un peu de pain,et pas d’chaleur,dans mes prisons,mes prisons du coeur…

Voix off:-Les prisons du coeur de Nicolas Sarkozy,merci l’enfoiré!

Wiki Guignols

Nicolas Sarkozy

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Au départ, il est le lèche-bottes de Jacques Chirac, puis d’Édouard Balladur, toujours en accord avec leurs idées et fier d’être gaulliste. Cette image est restée jusqu’en 2002, année où il fut nommé au ministère de l’Intérieur. Il est alors présenté (jusqu’en 2007) comme un homme extrêmement nerveux, bourré de tics (soulevant les épaules par saccades, inclinant fortement et rapidement la tête), tressautant à tout-va, percevant chaque discussion comme une menace extérieure («Bon, qu’est-ce que t’as, t’es pas content ? »), et répétant des termes ayant fait polémique («Racaille, Kärcher, Allez hop hop hop !!! En taule les jeunes !! »). Pendant la campagne présidentielle de 2007, il est présenté comme un agité quasi-incontrôlable se dopant au Lexomil, un très puissant décontractant musculaire, pour (tenter) de se calmer et répétant sans cesse «calme, cool, zen » pour chercher vainement à se détendre. Pour se valoriser, il commence plusieurs de ses phrases par «Tellement (que) ». Depuis son élection en 2007, pour éviter de parler des sujets sensibles, il ne parle que de lui et de Carla Bruni, qu’il considère comme la plus belle femme du monde… parce qu’étant la sienne. Il est souvent représenté en membre de la jet-set qui collectionne les objets de luxe, tels des Ray-Bans, des stylos brillants, des montres… Par conséquence, il est tape-à-l’œil quant à sa collection de montres Rolex, dont il vante les mérites pour chercher à détourner les conversations embarrassantes. Un gag est devenu récurrent en 2008 : vantant les mérites d’un objet de luxe qu’il possède, il refuse d’abord de révéler le prix qu’il a payé, PPD ne faisant qu’acquiescer, puis aussitôt après l’annonce fièrement. Ensuite, il cherche à se croire plus fort qu’Obama depuis l’élection de ce dernier et il étale son orgueil en prétendant avoir sauvé la France de la crise. Rapidement, en effet, il est présenté nerveux et irritable dès lors qu’il entend parler du président américain. Lors de l’année 2009, il est présenté comme utilisant diverses techniques de relaxation pour se calmer à l’initiative de Carla Bruni, mais s’énerve toujours en pensant à Dominique de Villepin. Il présente toujours Carla Bruni comme la plus belle femme du monde, meilleure dans tout ce qu’elle fait (alors qu’elle est bien souvent très mauvaise) et ponctue «elle est pas belle ma femme ? » ou «tellement elle est belle, tellement c’est ma femme ». En 2010, il interrompt souvent PPDA après que sa femme a elle aussi interrompu PPDA pour démentir une rumeur, Nicolas Sarkozy demande alors si c’est Rachida Dati qui a lancé les rumeurs (qui sont futiles qui plus est) et poursuit en disant qu’une enquête est en cours (et ponctuant par «ça fait des clapotis, ça fait clapi-clapo…»). En 2011 , depuis son interview sur TF1 où il a proclamé qu’il aurait souhaité que Borloo «restât » au gouvernement, son double n’a de cesse de placer (souvent à tort) l’imparfait du subjonctif dans ses phrases, pour tenter de faire croire qu’il puisse être un président cultivé avec un langage soutenu. Accompagné de Brice Hortefeux et d’Eric Besson, il cherche à intimider et à humilier Dominique de Villepin en paraphrasant la célèbre réplique de Gérard Jugnot dans Papy fait de la résistance : «Pas de panique, c’est Français, c’est la police française »[18]. Le Président nargue son adversaire, le croyant entouré de peu de soutients alors qu’une pièce cachée est remplie de personnalités opposées à Sarkozy, parmi lesquelles les époux Chirac, Alain Juppé, Jean-Louis Debré

Sarkozy antisocial:

http://www.dailymotion.com/video/x7455d_sarkozy-aimait-beaucoup-les-subprim_news

Sarkozy compilation de ses mensonges:

Sarkozy ne maitrise pas ses nerfs:

Cet Homme (Lo – Bhale Bacce Crew):

Sarkozy menteur alcoolise:

http://www.dailymotion.com/video/x32zl2_sarkozy-menteur-alcoolise_people

Sarkozy fait des révélations intimes:

http://www.dailymotion.com/video/x76szj_sarkozy-fait-des-revelations-intime_fun

Sarkozy n’est « pas invité par des dictateurs », vraiment ?:

http://www.dailymotion.com/video/x2hkrvy_sarkozy-n-est-pas-invite-par-des-dictateurs-vraiment_news

Edwy Plenel : Sarkozy est un « délinquant constitutionnel:

http://www.dailymotion.com/video/xeh2ng_edwy-plenel-sarkozy-est-un-delinqua_news

Sarkozy interdit les nains de jardin:

http://www.dailymotion.com/video/x7f030_sarkozy-interdit-les-nains-de-jardi_fun

Sarkozy auteuil neuilly passy:

http://www.dailymotion.com/video/x1rmvt_sarkozy-auteuil-neuilly-passy_fun

 Le ptit nicolas sarkozy
Sarkozy aime l’amerique
Chanson contre Sarkozy pour le 22 avril:

http://www.dailymotion.com/video/x1jwhr_chanson-contre-sarkozy-pour-le-22-a_music

VIDEO. Quand Sarkozy se glisse au premier rang de la marche républicaine:

http://www.leparisien.fr/politique/video-quand-sarkozy-se-glisse-au-premier-rang-de-la-marche-republicaine-12-01-2015-4439785.php

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« Air cocaïne » : les expertises sur les voyages de Sarkozy validées

Par L’Obs avec AFPPublié le 20-10-2014

La justice s’est intéressée incidemment à trois voyages de Nicolas Sarkozy entre décembre 2012 et février 2013, dans le cadre d’une enquête sur un trafic de stupéfiants.

Nicolas Sarkozy lors de son meeting à Saint-Julien-les-Villas le 2 octobre 2014. (WITT/SIPA) Nicolas Sarkozy lors de son meeting à Saint-Julien-les-Villas le 2 octobre 2014. (WITT/SIPA

La cour d’appel d’Aix-en-Provence a validé lundi 20 octobre les expertises demandées par une juge marseillaise, qui désire enquêter sur des vols en jets privés de Nicolas Sarkozy payés par son ami Stéphane Courbit, a-t-on appris de sources concordantes.

La justice s’est intéressée incidemment à trois voyages de l’ancien président de la République entre décembre 2012 et février 2013, à la faveur d’une enquête sur un trafic de stupéfiants impliquant une société de transports aériens, SNTHS (Société nouvelle trans hélicoptère service).

34 personnes interpellées dans l’affaire « air cocaïne »

Début juillet, la juge d’instruction marseillaise Christine Saunier-Ruellan avait demandé une expertise sur les trois vols de Nicola Sarkozy, après la saisie de factures de SNTHS au nom de la société de Stéphane Courbit, Lov Group, dans le cadre d’une enquête sur un trafic de stupéfiants entre la République dominicaine et la France, mis au jour en mars 2013.

Sept cents kilos de cocaïne avaient été découverts à bord d’un avion, un Falcon 50 en partance pour la France. Trente-quatre personnes avaient été interpellées dans le cadre de l’enquête sur ce trafic baptisé « Air Cocaïne« , parmi lesquelles les pilotes et Pierre-Marc Dreyfus, patron de la SNTHS ayant affrété l’avion.

Lors de l’audience, le 8 septembre, l’avocat général de la cour d’appel avait demandé la validation des expertises concernant les trois vols de Nicolas Sarkozy, estimant qu’elles faisaient partie de l’enquête visant SNTHS qui affrétait l’ensemble des avions, y compris ceux ayant servi aux déplacements de l’ex-président de la République en décembre 2012 à Doha (Qatar), aux Etats-Unis le 30 janvier 2013 et en février 2013 à Abu Dhabi (Emirats arabes unis).

En fonction du résultat des expertises, la juge peut classer le dossier ou demander un supplétif pour enquêter spécifiquement sur les vols en jets privés de Nicolas Sarkozy. Le parquet de Marseille peut également décider de saisir le parquet financier à Paris.


filoulaterrienne: Shakira

Shakira

Description de cette image, également commentée ci-après

Shakira durant la cérémonie des NRJ Music Awards 2012.

Shakira Sexy Shake (Live From Paris HD):

Shakira – She Wolf:

 
Nom de naissance Shakira Isabel Mebarak Ripoll
Naissance 2 février 1977 (38 ans)
Barranquilla
Drapeau de la Colombie Colombie
Activité principale Chanteuse, Danseuse, Auteure, Compositrice, Productrice, Actrice
Genre musical Latino, Pop, Rock, Dance
Instruments Guitare, Harmonica, Batterie, Piano, Djembé, Darbouka
Années actives 1990 – présent
Labels Sony BMG, Epic, Roc Nation, EMI Latino
Site officiel shakira.com
Logo

Shakira, née le 2 février 1977 à Barranquilla (Colombie), est une auteure-compositrice-interprète colombienne. Après avoir émergé sur la scène latino-américaine en se produisant dans les années 1990, elle connaît un succès international dès 2002 grâce au titre Whenever, Wherever et l’album Laundry Service. Célèbre pour ses chansons mélangeant pop latino et musique du monde, elle est également renommée pour ses talents de danseuse (danse orientale, merengue, tango).

Shakira – Can’t Remember to Forget You ft. Rihanna:

Les chansons Whenever, Wherever et Hips Don’t Lie sont ses deux plus grands succès avec respectivement 8 et 10 millions d’exemplaires vendus, se classant no 1 dans une trentaine de pays. En 2010, elle interprète Waka Waka (This Time for Africa), qui sera choisi par la FIFA comme chanson officielle de la Coupe du monde de football de 2010, et qui deviendra le single le plus vendu dans l’histoire de cet évènement (plus de 5 millions d’exemplaires1). Elle détient le record de ventes pour une artiste colombienne2 (80 millions)3, elle est également la seule artiste latino-américaine à avoir placé simultanément un titre à la première place des classements américains, australien et anglais4.

Son travail humanitaire est également reconnu, notamment au travers de son association Pies Descalzos (« Pieds nus » en espagnol), créée en 1995, qui vient en aide aux enfants défavorisés dont les familles ont été victimes de groupes armés, en leur offrant un accès à l’éducation. Beaucoup de ses profits personnels (notamment ceux liés à la publicité) y sont reversés.

Shakira – Hips Don’t Lie ft. Wyclef Jean:

Shakira – Addicted to You:

Biographie

Statue représentant Shakira à Barranquilla, en Colombie.

Shakira Isabel Mebarak Ripoll est née le 2 février 19775,6 à Barranquilla en Colombie, ville portuaire située au bord de la mer des Caraïbes, d’une mère colombienne (Nidia del Carmen Ripoll Torrado, d’ascendance espagnole (catalane) et d’un père américain, William Mebarak Chadid (né à New York) d’origine libanaise (de Zahlé au Liban). Dès l’âge de 8 ans, elle compose sa première chanson, Tus gafas oscuras7, dédiée à son père qui portait des lunettes pour cacher sa tristesse d’avoir perdu un fils. Elle se présente à de nombreux concours et shows télévisés de sa région, notamment dans l’émission hebdomadaire Vivan los niños.

Grâce à sa productrice Monica Ariza, elle passe une audition devant Ciro Varga, qui propose la démo de Shakira à un producteur artistique de Sony. Ce dernier n’étant pas convaincu par la jeune chanteuse, un piège est tendu aux dirigeants de Sony : ils sont ainsi amenés dans un bar à Bogota où Shakira interprète 3 chansons. Séduits, ils signent alors un contrat pour enregistrer 3 disques.

Shakira – Rabiosa (Spanish Version) ft. El Cata:

Shakira – Whenever, Wherever:

De Magia à MTV Unplugged (1991–1999)

Le premier album de Shakira, Magia, est commercialisé le 24 juin 1991 en Colombie. Le disque n’est pas un grand succès commercial, mais permet à Shakira de se faire un nom dans son pays. À 16 ans, elle sort son deuxième album, Peligro. L’album se vendant mal, Shakira décide d’en arrêter la promotion malgré l’interprétation de la chanson Eres au festival Viña del Mar (Chili), récompensée d’une 3e place. Sa maison de disques lui fait comprendre que le troisième album prévu dans le contrat sera décisif : la chanteuse décide alors de faire une pause afin de se concentrer sur ses études. Elle apparaît toutefois de 1994 à 1997 dans la série télévisée El Oasis, où elle chante le générique avec un des autres acteurs. En 1996, l’album Pies Descalzos fait d’elle une star en Amérique latine et en Espagne, grâce notamment au single Estoy aquí : cinq millions d’exemplaires sont vendus, et elle remporte 3 Billboard Latin Music Awards, dont celui de l’album et de la révélation de l’année8.

Deux ans plus tard, paraît l’album ¿Dónde están los ladrones?, avec Emilio Estefan Jr. comme producteur exécutif7 et Shakira elle-même comme productrice artistique. L’album, avec les chansons Ciega, sordomuda et Ojos así (en duo avec le chanteur égyptien Amr Diab), augmente sa popularité et se vend à 7 millions d’unités9. Elle remporte deux Latin Grammy Awards, dont celui de la catégorie « Artiste de l’année ». Le live MTV Unplugged est enregistré le 12 août 1999 en Colombie, pendant une émission spéciale de la chaîne MTV. C’est un nouveau succès, avec 5 millions de disques vendus8. Elle commence alors à apprendre l’anglais et entame la tournée Tour Anfibio au printemps suivant.

Shakira – Loca (Spanish Version) ft. El Cata:

Star mondiale et révélation Laundry Service (2001–2003)

Peinture sur un fourgon au Portugal imitant la pochette de Laundry Service, l’album le plus vendu de Shakira, sorti en 2001.

En 2001, Shakira s’associe avec le producteur Emilio Estefan, mari de la chanteuse Gloria Estefan, pour créer l’album Laundry Service, qui réalisera son rêve de carrière internationale : Whenever, Wherever, le premier single, connaît un succès mondial (tout comme la version espagnole, Suerte), devenant la chanson la plus vendue de l’année 2002 (8 millions d’exemplaires)10,11. Le single suivant, Underneath your clothes, suit le même succès (6e titre le plus vendu de 2002, avec 5 millions d’exemplaires)10 et conforte Shakira à la place de nouvelle star mondiale. Les chansons suivantes rencontrent également le succès : Objection (Tango), The One, Te Dejo Madrid et Que me quedes tu.

L’album, le plus vendu de la chanteuse, en date de 2012, s’écoule à 15 millions d’exemplaires dans le monde12. Pour permettre à son nouveau public international de connaître ses anciennes chansons parues en Amérique latine et en Espagne, sa maison de disques édite une compilation, Grandes Éxitos, qui sort le 5 novembre 20028. Trois jours plus tard, le 8 novembre 2002, à San Diego, la chanteuse commence une tournée mondiale de plus de 60 dates, Tour of the Mongoose, qui s’achève à Caracas le 11 mai 2003. Le DVD Live and off the Record, enregistré à Rotterdam le 22 avril 2003, est issu de cette tournée.

Fijación Oral Vol. 1 et 2, et She Wolf (2005–2009)

Shakira à Rock in Rio, Madrid, en 2008.

En 2005, Shakira revient avec La Tortura (un titre reggaetón qu’elle interprète avec Alejandro Sanz), qui introduit un album en 2 volumes : Fijación Oral Vol. 1, en espagnol, sorti le 6 juin, et Oral Fixation Vol. 2, en anglais, le 29 novembre. La Tortura est un succès : plus de 5,5 millions d’exemplaires vendues, et 5e plus grand succès de l’année 200513. Les chansons No, Dia de enero, La pared et Las de la intuicion poursuivent la promotion de l’album espagnol Fijación Oral Vol. 1, qui se vend à 4 millions d’unités à travers le monde8. Don’t Bother, aux sonorités rock, est le premier single de Oral Fixation Vol.2.

En février 2006, elle enregistre un duo avec Wyclef Jean, Hips Don’t Lie, et intègre la chanson à l’album : le titre deviendra le plus grand succès de la décennie, se classant no 1 dans 55 pays, et se vendant à plus de 10 millions d’exemplaires11. Elle en interprète un remix le 9 juillet pour la finale de la Coupe du monde de football de 2006. L’album connaît alors un regain d’intérêt et comptabilise 8 millions de ventes8, promu ensuite par le single Illegal en duo avec Carlos Santana. Le 14 juin 2006, Shakira commence sa nouvelle tournée, Oral Fixation Tour, à Saragosse en Espagne, pays dans lequel elle restera jusqu’en juillet avant de continuer en août et septembre aux États-Unis. Le DVD Live in Miami – Oral Fixation Tour sortira le 12 novembre 2007. Au printemps 2007, Shakira figure sur la réédition de l’album B’Day de Beyoncé, avec qui elle interprète en duo Beautiful Liar, un titre R’n’B, qui remporte un franc succès. Fin 2007, elle compose 2 chansons (Hay amores et La Despedida) pour la B.O du film L’Amour aux temps du choléra, tiré du roman éponyme de l’auteur colombien et ami de Shakira, Gabriel García Márquez14. En 2008, des parfums sont commercialisés en partenariat avec la compagnie Puig15,16.

Shakira, lors de sa tournée Sale el sol.

La chanteuse travaille ensuite sur son prochain album en anglais, s’entourant du producteur Pharrell Williams et de Wyclef Jean, avec qui elle avait déjà collaboré pour le tube Hips Don’t Lie. En juin 2009, paraît le titre Loba (She Wolf en version anglaise), marquant une nouvelle orientation musicale, proche du disco des années Studio 5417. Produit en partie par The Neptunes, l’album She Wolf sort le 5 octobre 2009 (sauf aux États-Unis où sa sortie est repoussée au mois de novembre 2009, accompagnée d’un duo avec Lil Wayne produit par Timbaland, Give It Up to Me)18. Prenant un tournant artistique, Shakira mêle dans cet album sonorités électropop (She Wolf, Did It Again), électro (Men In This Town), jazz (Spy, en duo avec Wyclef Jean) et RnB (Long Time).

Les singles suivants sont Did It Again et Gypsy. La vidéo de ce dernier fait beaucoup parler d’elle avant même sa diffusion : le tennisman Rafael Nadal y est le partenaire de Shakira, ce qui fait alors naître la rumeur d’une idylle naissante dans de nombreux tabloïds, bien que la chanteuse soit à l’époque en couple avec Antonio de la Rúa19.

Waka Waka et The Voice US (2010–2013)

Shakira interprétant Sale el Sol à Montpellier en novembre 2010 au cours du The Sun Comes Out World Tour.

Le 10 juin 2010, Shakira participe au concert d’inauguration de la Coupe du monde de football de 2010 en Afrique du Sud avec d’autres artistes comme Alicia Keys, John Legend et les Black Eyed Peas20. La chanson Waka Waka (This time for Africa), spécialement enregistrée pour l’occasion avec le groupe sud-africain Freshlyground, est la musique officielle de la compétition. Comme en 2006, Shakira participe également à la cérémonie de clôture qui se déroule le 11 juillet21. La chanson est un succès mondial et permet à Shakira de revenir au premier plan après les ventes moyennes de l’album She Wolf. Waka Waka se vend à cinq millions d’exemplaires1, se classe premier dans une quarantaine de pays, et le clip devient la 3e vidéo la plus vue de tous les temps sur YouTube22.

Shakira le 19 août 2010 à Barcelone, lors du tournage du clip de Loca.

Son septième album (bilingue), Sale el sol, sort le 18 octobre 201023, avec comme 1er single Loca, disponible en version anglaise (avec le rappeur britannique Dizzee Rascal) et espagnole (avec le rappeur dominicain El Cata, auteur de la version originale de la chanson)24. La chanson est un succès en France, où elle se classe no 1 des téléchargements25 ; elle est par ailleurs à la 8e place des chansons les plus vendues de l’année 2010 (la première place allant à Waka Waka)26. Les singles suivants sont Sale el sol et Rabiosa. Ce dernier, comme Loca, bénéficiera de deux versions, l’une en espagnol avec El Cata, auteur de la chanson, et l’autre en anglais, avec Pitbull. La chanson atteint la 6e place des charts français27.

Shakira, Live Paris en 2010.

Alors que l’album Sale el sol atteint les 4 millions de ventes, Shakira obtient son étoile sur le Walk of Fame le 8 novembre 201128. Un mois plus tard, paraît le DVD du The Sun comes out World Tour, enregistré à Paris, soutenu par le titre Antes de las seis29. Elle enregistre une reprise de Je l’aime à mourir de Francis Cabrel, chanson qu’elle avait interprétée lors de ses concerts à Genève et à Paris. En décembre 2011, la chanson entre directement à la première place des charts français30 pour y rester 6 semaines consécutives31.

Au printemps 2012, paraît le cinquième single de Sale el sol, Addicted to You, suivi durant l’été par Get It Started, premier single du nouvel album de Pitbull, avec Shakira qui chante en duo. En 2013, elle participe à la quatrième saison de The Voice US. En effet, elle remplace la coache régulière Christina Aguilera. Le chanteur Usher remplace quant à lui Cee Lo Green. Adam Levine et Blake Shelton restent dans leurs fauteuils de coaches de The Voice. La quatrième saison débute le 25 mars 2013.

 

Shakira (depuis 2014)

En novembre 2011, Shakira déclara à propos de son dixième album : « J’ai déjà commencé à écrire de nouveaux morceaux que j’ai commencé à explorer dans le studio d’enregistrement à chaque fois que j’ai du temps à Barcelone et ici à Miami, je travaille avec différents producteurs et DJs… et j’essaie de trouver de nouvelles sources d’inspiration et de motivation. J’ai hâte de retourner en studio . Mon corps demande cela[réf. nécessaire]. » Elle travaille avec des producteurs tels que Benny Blanco, Tiësto, RedOne, Max Martin, Dr. Luke, LMFAO, Akon, Fernando Garibay, Sia, Ester Dean, Skrillex, The Runners, The Dream, Shea Taylor. À l’origine, le premier titre de son nouvel album devait être une chanson nommée Truth or Dare. Le clip est filmé à Lisbonne le 29 juin 2012. Mais en raison de sa grossesse inattendue, la sortie du single est reportée. Peter Edge, le PDG de RCA Records, déclare au magazine Billboard en octobre 2013 : « Il y a cette nouvelle chanson de Shakira qui va être un événement unique, nous prévoyons de la dévoiler avant la fin de 2013. » Néanmoins, le titre Can’t Remember to Forget You est reporté au 13 janvier 2014, et l’artiste en vedette est Rihanna. Le dixième opus de la star dont ce morceau est extrait s’intitule Shakira et sort le 24 mars 2014 en France.

La cara de Shakira al escuchar su canción ‘Loca’ The Voice Highlight:

https://www.youtube.com/watch?v=wKfbvwdvK3o

Le 24 février 2014, elle publie un nouveau titre promotionnel intitulé Empire. Le 14 avril, elle dévoile le troisième single Dare (la la la). Elle interprète ce titre réarrangé spécialement pour l’événement en duo avec Carlinhos Brown le 13 juillet 2014 lors de la cérémonie clôture de la coupe du monde de football de 2014. Le 18 juillet, elle devient la seule personnalité a dépasser les 100 millions de mentions « J’aime » sur Facebook. Plus tard dans le mois, elle est élue « femme la plus sexy de 2014 » par le magazine Men Health32.

Shakira ,HD ,Ojos Asi , En vivo, Show ,fullscreen,HD 1080p : https://www.youtube.com/watch?v=fS1oTOwWmiM

Talents artistiques

Musique et voix

Sa langue maternelle est l’espagnol, mais elle parle aussi couramment l’anglais, le portugais et le français, ainsi qu’un peu d’italien et d’arabe. Célèbre pour mélanger différents types de musique comme le folk, la pop ou encore le rock, elle déclara, un jour : « Ma musique est une fusion de plusieurs éléments différents. Et je suis toujours là à faire des expérimentations. Alors j’essaie de ne pas me limiter ou de me mettre dans une catégorie, ou… être l’architecte de ma propre prison »33.

Ses précédents albums en espagnol, y compris Pies Descalzos et ¿Dónde están los ladrones?, sont des mélanges de musique folk et de rock latino, tandis que son album anglophone Laundry Service et ses derniers albums sont davantage influencés par le folklore latino-américain34. Son album de 2009, She Wolf est plus electro-pop, avec des touches de world music35, alors que Sale el sol propose un retour à ses débuts, entre ballades (Lo que más, Sale el sol, Antes de la Seis), chansons plus rock (Tu Boca, Devoción), et chansons rythmées latino (Loca, Rabiosa, Addicted to you)36,37.

Influences

Ayant grandi en écoutant beaucoup de musique orientale, celle-ci influence bon nombre de ses œuvres, comme Ojos así. Elle choisi également un thème indien pour sa performance de Hips Don’t Lie aux MTV Video Music Awards 200638. Elle avoue d’ailleurs que « beaucoup de mes mouvements appartiennent à la culture arabe39 », et cite souvent ses parents comme contributeurs majeurs de son influence musicale39. Durant son enfance, Shakira préférait écouter du rock, comme Led Zeppelin40, The Beatles, Nirvana, The Police et U241, tout en vouant une admiration particulière à John Lennon42. Elle aurait également été profondément influencée par Prince, The Rolling Stones, AC/DC, The Who, The Pretenders, Red Hot Chili Peppers, The Cure, Tom Petty, Depeche Mode, The Clash et Ramones[réf. nécessaire].

Humanitaire

Shakira dans un centre d’aide à la petite enfance, Buenos Aires, 2011.

Le nom de la fondation que Shakira crée à 18 ans, en faveur des enfants colombiens défavorisés, est le même que celui de son 3e album, Pies Descalzos. Elle finance l’ouverture d’écoles et le don de nourriture à ceux dont les familles ont été la proie de groupes armés. Avec cette association, Shakira a déjà pu faire construire 6 écoles en Colombie43. Le 24 octobre 2003, à 26 ans, elle devient la plus jeune ambassadrice de l’Unicef44.

Le 3 avril 2006, elle est récompensée par l’ONU pour son travail humanitaire45. Le 27 avril de la même année, aux Latin Billboard Awards, elle est honorée par le Spirit of Hope Award pour son action au sein de sa fondation46. Le 12 décembre 2006, Shakira poursuit son combat pour les enfants et inaugure la fondation ALAS (América Latina Acción Solidaria) avec l’aide de nombreux artistes latino-américains, qui vise à donner accès à l’éducation aux enfants défavorisés d’Amérique Latine47.

Shakira accompagnée d’Antonio De La Rua, son ancien compagnon, et de Barack Obama en 2009.

Le 22 février 2010 elle lance un programme de financement de 300 millions $ pour un plan de développement destiné aux enfants d’Amérique Latine, en partenariat avec la Banque mondiale, nommé Initiative en faveur de la petite enfance : un investissement pour la vie48. Ce plan doit permettre de donner accès à une alimentation décente, aux soins, ainsi qu’à l’éducation à tous les enfants d’Amérique Latine de leur naissance jusqu’à leur 6 ans. À cette occasion, elle rencontre à la Maison-Blanche le président américain Barack Obama, ainsi que son vice-président Joe Biden pour les sensibiliser à ce programme49. Le 3 mars 2010, elle reçoit à Genève une médaille de la part de l’OIT pour son implication en faveur de la justice sociale43. En novembre 2010, elle tourne un spot publicitaire pour le vin espagnol Cava de la marque Freixenet, et s’engage à ce que ses 500 000 € de cachet soit reversés intégralement à son association pour financer la création d’une école en Colombie et une 2e à Port-au-Prince en Haïti50, pays qu’elle avait visité à la suite du séisme qui avait causé la mort de 230 000 personnes le 12 janvier 201051. Le 31 mars 2011, elle se rend à Haïti où elle fait un don de 400 000 $ et signe un accord avec la Banque interaméricaine de développement qui apportera la même somme pour permettre la reconstruction de l’école Elie Dubois à Port-au-Prince (l’une des plus anciennes du pays qui avait été construite au début du XXe siècle puis détruite à la suite du séisme)52.

Actuel compagnon de Shakira, Gerard Piqué, joueur de football au FC Barcelone.

À l’occasion de la Coupe du monde de football de 2010, Shakira devient l’ambassadrice de la campagne 1Goal : Education for All53, qui vise à assurer l’éducation aux 72 millions d’enfants non scolarisés à travers le monde, et plus particulièrement en Afrique54. Le titre Waka Waka figure sur l’album Listen Up! The Official 2010 FIFA World Cup Album sorti le 31 mai 2010, et dont tous les bénéfices sont reversés à 1Goal55. Le 28 février 2011, la Fondation du FC Barcelone et Pies descalzos annoncent un accord de coopération pour l’éducation des enfants à travers le sport56. Le 28 janvier 2012, Shakira a reçu en France la médaille de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres57.

Vie privée

En 2000, Shakira rencontre Antonio de la Rúa, le fils de l’ancien président d’Argentine Fernando de la Rúa. Il jouera un rôle important dans la carrière de Shakira, notamment en 2008, en négociant un contrat d’exclusivité de 10 ans avec Live Nation pour 70 à 100 millions de dollars58. Il est également derrière la campagne victorieuse de son père à la présidentielle d’Argentine et c’est à ce titre qu’il peut convoquer un certain nombre d’hommes d’affaires pour créer la fondation ALAS en 200659. Ils se séparent en août 2010 après 10 années de vie commune60.

Durant l’été 2010, Shakira rencontre le footballeur espagnol Gerard Piqué sur le tournage de son clip Waka Waka61. Le 29 mars 2011, elle confirme leur relation sur Twitter62.

En septembre 2012, Shakira annonce qu’ils attendent leur premier enfant63,64. Le 22 janvier 2013, elle donne naissance à un garçon, Milan Piqué Mebarak et le 29 janvier 2015 naît un deuxième garçon, Sasha Piqué Mebarak.

Discographie

Article détaillé : Discographie de Shakira.

Solo de guitare par Shakira pendant le festival Rock in Rio, en juillet 2008.

Filmographie

Année Film Rôle Notes
1994 El Oasis Luisa María Rôle principal, telenovela colombienne
2002 Taina Elle-même (saison 2, épisode 8)
2006 7 vidas Elle-même
2009 Ugly Betty Elle-même (saison 4, épisode 8)
2010 Les Sorciers de Waverly Place Elle-même (saison 3, épisode 13)

 

Records et réalisations

Selon Sony, Shakira est l’artiste colombienne la plus populaire de tous les temps, ayant vendu plus de 60 millions d’albums dans le monde65. Selon Nielsen Broadcast Data Systems, Hips Don’t Lie est la chanson pop la plus jouée en une seule semaine dans l’histoire de la radio américaine : 9637 fois en une semaine66. Elle est la première artiste dans l’histoire des charts Billboard à avoir une chanson en tête du Top 40 Mainstream et du Latin Chart durant la même semaine avec Hips Don’t Lie66

La Tortura a battu le record du nombre de semaines en tête du Billboard Hot Latin Tracks (un total de 25 semaines non consécutives)67. Hips Don’t Lie est le single le plus vendu de ces 10 dernières années68.

Selon Nokia, les musiques de Shakira ont été téléchargées plus de fois que les chansons de tout autre artiste latino dans les 5 dernières années69. Selon Forbes, Shakira était la quatrième femme à avoir gagné le plus d’argent en 2008 derrière Madonna, Barbra Streisand et Céline Dion70.

Distinctions

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

  • Tolbiac Tomas, Shakira – La star au grand cœur, Éditions ESI, coll. Star authentique, 2007 (ISBN 978-2-35355-018-0)
  • Arnaud Babion-Collet, Abécé, Shakira – La bomba latina, Éditions de la Lagune, coll. Biographies, 2007 (ISBN 978-2-84969-055-0)
  • Maria Sanchez, Sofia Sierra, Shakira – Lo que nadie conoce, Debolsillo, 2007, broché 220 p. (ISBN 978-0-307-39109-4)
  • Phil Rando, Shakira – L’ange de Colombie, Favres, 2004, broché 96 p. (ISBN 978-2-8289-0756-3)

Liens externes

filoulaterrienne: SADE

 Date de naissance : 16 janvier 1959
Âge de Sade : 56 ans
Signe astrologique : Capricorne
Métiers : chanteuse, styliste
Où est née Sade : Angleterre

Biographie de Sade

Helen Folasade Adu alias Sade est née le 16 janvier 1959 à Ibadan au Nigeria. Naturalisée britannique, son nom Sade signifie « Gloire couronnée ». Passionnée de dessin, d’art et de mode, Sade quitte le cocon familial à 17 ans pour devenir styliste. Étant choriste du groupe « Funk-latino Arriva » elle constitue un trio avec Stuart Matthewman et Paul Denman les musiciens du groupe Funk et lance le groupe Sade. Leur premier album « Diamond Life » reçoit le Grammy Award de la révélation de l’année 1984. En 1994, Sade marque une pause dans sa carrière pour se consacrer à sa famille. Elle fera un retour en 2000 avec un nouvel album, « Lovers Rock ». Après une absence de dix ans, Sade revient en 2010 avec l’album « Soldier Of Love ». En 2011, elle sort « The Ultimate Collection ».

Actualite de Sade

Photos de Sade

 

Albums de Sade

tous les albums de Sade

 Sur la bio de Sade , nous vous informons sur l’age de Sade , sa date de naissance, son métier, son signe astrologique, le poids et la taille de Sade , ainsi que ses mensurations. On vous informe si Sade a fait de la chirurgie ou si cette star a un tatouage. Vous pouvez retrouver le site officiel de Sade , ainsi que les blogs, skyrock et fansite de Sade .
Sade  photos

https://www.youtube.com/watch?v=E4DjGecM-Fs

Sade – By Your Side ( clip) :  https://www.youtube.com/watch?v=C8QJmI_V3j4
Sade – Smooth Operator 1984:  https://www.youtube.com/watch?v=sOI8ae3Lub8
Sade – Jezebel : https://www.youtube.com/watch?v=_qTsxMS2PpA
Sade – Kiss of Life (Live) 2011

Mise en ligne le 20 févr. 2009
  • Musique

    • « Jezebel » de Sade ( •
https://www.youtube.com/watch?v=_qTsxMS2PpA

Sade Adu

Sade – Diamond Life (Full Album):

https://www.youtube.com/watch?v=OOxiKv2gC1M

Sade – No Ordinary Love (Official live):

https://www.youtube.com/watch?v=L-6OMf1bTGs

Description de cette image, également commentée ci-après

Sade en Allemagne en 2011;

Sade – Cherish The Day (live):  https://www.youtube.com/watch?v=c6vh3jluqxE

 
Surnom Sade
Nom de naissance Helen Folasade Adu
Naissance 16 janvier 1959 (56 ans)
Drapeau du Nigeria Ibadan, Nigeria
Activité principale Auteur-compositrice-interprète, arrangeur, réalisatrice artistique
Genre musical Smooth jazz, soul, jazz, R&B, quiet storm, soft rock
Années actives Depuis 1980
Labels Portrait/CBS Records
Epic/Sony Music Records
Influences Astrud Gilberto
Julie London
Nina Simone
Site officiel www.sade.com

Sade Adu OBE (prononcé /ʃa.de a.du/), de son véritable nom Helen Folasade Adu, (née le 16 janvier 1959 à Ibadan au Nigeria) est une auteur-compositrice-interprète de musique soul et jazz naturalisée britannique. Elle fait partie du groupe Sade depuis 1983.

Son œuvre est associée aux courants du smooth jazz et du jazz vocal.

Sade – Kiss of Life: https://www.youtube.com/watch?v=BvcNtoHwd6Y

Biographie

Helen Folasade Adu, alias Sade, naît le 16 janvier 1959 à Ibadan au Nigeria de Bisi Adu (nigérian) et de Anne Hayes (britannique). Son nom Sade signifie « couronnée de Gloire ». Elle a 3 ans quand ses parents se séparent et que sa mère quitte le Nigeria avec ses deux enfants pour s’installer à Colchester (Essex), près de Londres.

Fière de ses origines africaines, elle se passionne pour la musique afro-américaine. Ses idoles et ses influences artistiques et musicales sont Curtis Mayfield, Billie Holiday, Nina Simone, Al Green, Marvin Gaye et Aretha Franklin.

Passionnée de dessin, d’art et de mode, elle quitte le cocon familial à 17 ans pour s’installer dans le quartier de Camden Town de Londres. Elle suit les cours du Central Saint Martins College of Art and Design où elle étudie la mode pour devenir styliste pour homme et devient mannequin et créatrice de mode. Parallèlement à sa carrière de styliste, elle accepte en 1980 de suivre des amis qui ont monté le groupe funk-latino Arriva et qui cherchent désespérément une chanteuse.

En mai 1981, elle participe à l’Axiom Show de New York où elle présente ses créations de mode. Elle y rencontre trois personnes capitales pour sa carrière : sa secrétaire particulière Rhonda Paster, sa photographe et consœur du Saint Martins College of Art, Melissa Caplan, et le journaliste Robert Elms.

De retour à Londres, elle rejoint le groupe Funk Pride comme choriste. Elle y rencontre son futur guitariste/saxophoniste Stuart Matthewman et son futur bassiste Paul Denman. Elle compose alors ses premiers morceaux qu’elle interprète, avec quelques standards de jazz (Cry Me a River ou Why Can’t We Live Together), en première partie de Pride.

Le trio constitué de Sade Adu, Stuart Matthewman et Paul Denman recrute en 1983 le joueur de clavier Andrew Hale et lance le groupe Sade, qui porte le prénom de la chanteuse, et signe un contrat avec le label Epic Records.

À 24 ans, Sade imprime sa marque à son groupe avec ses propres compositions et un son novateur inspiré de la soul et du rhythm and blues. Le premier album du groupe, Diamond Life, entre dans le Top Ten britannique, dopé par les singles Smooth operator et Hang on to your love. En France, Le grand public la découvre dans Les Enfants du Rock qui lui consacre une émission spéciale produite et présentée par Childéric Muller. Salué par le public et les critiques, le groupe reçoit le Grammy Award de la révélation de l’année 1984.

En 1985, Sade enregistre l’album Promise avec les singles Never as good as the first time et The sweetest taboo. Le groupe remporte l’an suivant le Grammy Award du meilleur nouvel artiste de l’année 1986 puis signe son troisième album en 1988, Stronger Than Pride, avec les titres Paradise et Keep Looking. Après quatre ans d’absence, elle réapparaît en 1992 avec l’album Love Deluxe qui contient les hits No Ordinary Love, Feel No Pain et Pearls. Elle marque alors une pause dans sa carrière pour se consacrer pleinement à son couple et à son enfant. Son Best of, The Best of Sade, paru en 1994, se vend à 4 millions d’exemplaires dans le monde.

Après quasiment huit ans de silence et une semi-retraite en Espagne, Sade revient en 2000 avec un nouvel album, Lovers Rock. Ses musiciens Stuart Matthewman, Paul Denman et Andrew Hale ont participé entre-temps à d’autres aventures musicales. Deux ans plus tard, Sade sort un album et un DVD live, Lovers Live.

Avec 50 millions d’albums vendus, son groupe fait partie du Top 100 des meilleures ventes d’albums dans le monde1. Paradoxalement, Sade Adu cultive la discrétion et n’apparaît que très peu à la une des journaux ou sur les écrans de télévision (« Je ne suis pas solitaire, mais je préfère passer du temps avec les gens qu’avec les journalistes » ; « Je n’aime pas les interviews, c’est comme raconter sa vie à quelqu’un d’inconnu dans un bus »). Elle passe son temps avec ses amis, sa famille, son enfant, et se tient à l’écart du show-business.

Après une absence de dix ans, Sade revient en 2010 avec l’album Soldier of Love.

Composition du groupe Sade

Discographie

Sade (19/21) – By Your Side:  https://www.youtube.com/watch?v=cBT3_EX6Q2o

Albums

Compilations

Albums Live

Albums de remixes

Concerts en DVD

  • 2000 Life promise pride love
  • 2000 Sade Live
  • 2002 Lovers live
  • 2012 Bring me home – Live 2011 DVD/CD (Epic)
Sade interview : Extreme Close-Up:  https://www.youtube.com/watch?v=kQIVCdhrvts
Alicia K
Sade • live Brasil (No Ordinary Love):
Alicia Keys and Sade – Love Stronger than Pride: https://www.youtube.com/watch?v=TvTLEE7b-y4
Sade • live Brasil (No Ordinary Love):   https://www.youtube.com/watch?v=ITr6TP2UP7s
Sade – Soldier of Love: https://www.youtube.com/watch?v=IR5_rTCi-Bo

Notes et références

  1. (en) « Sade slinks back into the charts after a 17-year exile » [archive], Times Online,‎ 2 janvier 2010 : « Famed for hits such as Your Love is King, the Nigerian-born Sade Adu sold 50 million records worldwide »

Liens externes

Sade, la chanteuse la mieux payée du monde en 2015  Par Valérie Heinz

Dernière mise à jour le 6 mars 2015

Sade
Sade se classe en tête des chanteuses les mieux payées en 2015, selon le magazine People With Money.
Sade »

À l’une

L’année ne fut pas facile pour la chanteuse mais les millions d’euros engrangés seront une douce consolation. Sade, 56 ans, dominerait largement le classement des « chanteuses les mieux payées en 2015 » avec des revenus estimés à près de 96 millions d’euros.

Correctif 6/03/2015 : Il semblerait que cette rumeur soit infondée. (en savoir plus)

Le grand retour de Sade

En 2012 la carrière de la chanteuse semblait au point mort. Le retour au sommet en est d’autant plus spectaculaire. Selon le magazine économique américain People With Money et sa très attendue liste des « chanteuses les mieux payées du monde » publiée jeudi (5 mars), Sade aurait amassé entre les mois de février 2014 et février 2015 la prodigieuse somme de 96 millions d’euros, sonnants et trébuchants. Une hausse de quasiment 60 millions par rapport à l’année précédente, de quoi lui remonter le moral.

À combien s’élève la fortune de Sade?

Pour établir son classement, le magazine People With Money tient compte des gains directs mais également des revenus issus des partenariats publicitaires, des royalties et tout autre investissement.

D’après les calculs, la chanteuse-entrepreneuse pèserait près de 275 millions d’euros. Outre ses gains professionnels elle devrait son immense fortune à de judicieux placements boursiers, un patrimoine immobilier conséquent et le très lucratif contrat publicitaire avec les cosmétiques CoverGirl. Elle possèderait également plusieurs restaurants à Londres (dont la chaîne « Chez la grosse Sade »), un club de Football à Ibadan, et serait également impliquée dans la mode adolescente avec une ligne de vêtements « Sade Séduction » ainsi qu’un parfum « L’eau de Sade », autant de succès financiers.

Cette première place était très attendue par les fans de Sade qui n’osaient plus espérer ce retour triomphal sur le devant de la scène.

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Absente des scènes françaises depuis 1995, la chanteuse a lancé sa tournée d’adieu le 29 avril, à Nice. Nous y étions.

De mémoire de Jackie Lombard, la productrice des stars, rarement les choses n’avaient été aussi faciles. Sade Adu n’a fait aucune promotion pour sa nouvelle tournée, la première en Europe depuis seize ans. Aucune radio, aucune télévision, aucune rencontre avec la presse. Depuis un mois, la chanteuse britannique répétait tranquillement au palais Nikaïa de Nice. Et ce vendredi 29 avril, la salle affiche complet : 6 000 personnes, une moyenne d’âge de 40 ans, la génération de ceux qui ont roulé leur première pelle sur « Smooth Operator », son premier tube paru en 1984. Depuis 2000, Sade avait quasiment fait vœu de silence. Et puis, l’an passé, sans ramdam promotionnel, le groupe s’est reformé et a publié « Soldier of Love », un sixième album élégant, un brin ennuyeux, sans tubes, mais toujours porté par la voix sublime de la chanteuse. Alors, si Sade s’est lancée dans un nouveau tour du monde à 52 ans, c’est pour une seule raison : sa fille de 16 ans ne l’avait jamais vue en concert. Pour elle et rien que pour elle, elle a accepté de repartir sur les routes, entourée de ses trois camarades de jeu et de cinq musiciens additionnels. Et ne montera plus jamais sur scène une fois la tournée terminée.

Sa voix est intacte

Le show démarre d’une manière militaire. La scène en plan incliné est vierge. Elle sort d’une trappe, marchant au pas, et attaque « Soldier of Love ». Sa voix est intacte, berçant ­immédiatement l’assistance, ravie. Pas besoin d’échauffement ou de mise en bouche, non, le groupe sait exactement comment faire tourner la ­machine. Il y a du Massive Attack dans les nouveaux arrangements, mais dès qu’il s’agit des tubes, rien ne change. Le saxo revient en force, les synthétiseurs aussi. Sade ne s’éloigne pas des années 80, au contraire, elle les ­réplique à l’identique. « Your Love Is King » fait chavirer la foule, dès le deuxième titre. Pour « Smooth Operator », la scène se transforme en cabaret américain, avec écran géant en noir et blanc. Sade porte un pantalon moulant et des créoles immenses. Classe. Peu communicative, elle ne s’essaie pas aux ­effusions d’amour avec son public. La sobriété a toujours été sa marque de fabrique. Presque un peu trop, parfois, car à mi-parcours l’enchaînement de ballades devient un poil rasoir. L’émerveillement des premières chansons s’estompe. Et Sade s’enferme dans un train musical plan-plan. Le public, néanmoins conquis, l’ovationne comme il se doit au bout de deux heures de show. D’ici à ses prochains concerts français, la sculpturale ­chanteuse aura largement ajusté son show, promet son entourage. Histoire de partir sur une note haute…

« The Ultimate Collection » (Epic/Sony­Music). En concert le 17 mai à Paris (Bercy) et le 20 mai à Amnéville (Galaxie).

filoulaterrienne: Malene Mortensen

Malene Mortensen:« Another Day »

 

Malene Mortensen

Malene Winter Mortensen est une chanteuse de jazz danoise née le 23 mai 1982.

Elle a été révélée sur la scène musicale danoise en 2001 lors de la première saison de l’émission de télé-crochet locale « Stjerne for en aften« . Elle est allée en finale et a chanté « Sing It Back » de Moloko. L’année suivante, elle a participé au Dansk Melodi Grand Prix, le concours de pré-sélection danoise pour l’Eurovision. Bien que sa chanson « Vis mig hvem du er » a obtenu un immense succès lors de l’étape de pré-sélection nationale et a été sélectionnée pour représenter le Danemark à l’Eurovision, la version anglaise présentée lors du célèbre concours européen, « Tell me who you are« , a été un échec cuisant. La chanson n’a reçue que 7 points et a classé le Danemark en bon dernier sur les 24 pays représentés.

Cependant, cet échec ne l’a pas fait abandonner sa carrière musicale pour autant. En 2003, elle a sorti son premier album Paradise. Sur cet album, résolument jazz, elle est accompagnée par les musiciens de jazz danois les plus connus, Niels Lan Doky (en) (piano), Niels-Henning Ørsted Pedersen (contrebasse) et Alex Riel (batterie). Suite à cet album, elle part en tournée dans son pays mais reste inconnue en dehors de ses frontières. À partir de 2006, elle commence à se faire un nom dans le milieu du jazz européen, notamment en Angleterre et en France, où elle donne quelques concerts.

Malene Mortensen at PizzaExpress Jazz Club:

Malene Mortensen – 10 år efter sejren… – interview december 2011

https://www.youtube.com/watch?v=Nx4qDsZh7Ss

Discographie

Albums

  • Paradise (2003)
  • Date With A Dream (2005)
  • Malene (2006)
  • Desperado (2007)
  • Malene…To All of You (2007)
  • Malene Chante Noel (2008)
  • Agony & Ecstacy (2010)
  • You Go To My Head (2012)

Lien externe

Off the beat – Malene Mortensen

https://www.youtube.com/watch?v=XgIEeoZxRcc

Malene Mortensen Last Christmas:

https://www.youtube.com/watch?v=AkOCwApzKOw

Egyptian Moonlight by Malene Mortensen;

https://www.youtube.com/watch?v=RQ175PwcMHo

filoulaterrienne: Imany

IMANY – PRAY FOR HELP – Réservoir bleu:

Imany : Concert à Manosque

https://www.youtube.com/watch?v=Rka7ONk7T9I

 Description de cette image, également commentée ci-après

Imany au concert pour l’égalité de SOS Racisme, le 14 juillet 2011

 

IMANY – Please and Change (Clip Officiel):

https://www.youtube.com/watch?v=Z-IQGpn-ZFI

IMANY – Slow Down (Live):

https://www.youtube.com/watch?v=sPvqo6QliaY

Nadia Mladjao1, dite Imany, est une chanteuse et ancienne mannequin française, née le 5 avril 19792 à Martigues3.

Genre musical Folk, soul, blues
Années actives Depuis 2008
Labels Think Zik !
Site officiel www.imanymusic.comhttps://twitter.com/imanyofficielhttps://www.facebook.com/imanymusic

Biographie

Nadia Mladjao est née au sein d’une famille de dix enfants d’origine comorienne, d’un père pompier dans l’armée de l’air française1, alors affecté à la base aérienne d’Istres. Elle effectue une scolarité en internat4. Engagée à l’âge de 17 ans par une agence de mannequins, elle part pour New York deux ans plus tard, avec un contrat de trois mois pour Calvin Klein; elle reste finalement sept ans aux États-Unis. C’est durant son séjour à New York qu’elle attrape « le virus de la musique » en écoutant Talkin’ ‘Bout a Revolution de Tracy Chapman, qui lui donne envie de tenter sa chance comme chanteuse5. Elle commence à l’époque à prendre des cours de chant et à écrire des textes6. Lassée de « faire le cintre », elle arrête sa carrière de mannequin et, après des rencontres infructueuses avec des producteurs aux États-Unis, rentre en France et débute en 2008 sur les scènes parisiennes. À l’occasion d’un passage au Sentier des Halles7, elle fait la connaissance de Malik Ndiaye, déjà producteur d’Ayọ et Grace, qui l’aide à lancer sa carrière4. Ses parents ne sont, dans un premier temps, « pas franchement ravis » de cette vocation musicale, mais finissent par lui apporter leur soutien5.

Ayant choisi comme nom de scène Imanyfoi ou espoir en comorien – elle écrit ses chansons en anglais, langue qui, pour l’écriture, lui vient « plus naturellement » que le français8, et débute en faisant les premières parties d’artistes comme Angie Stone, Wasis Diop, Anthony Hamilton, Hocus Pocus, Sly Johnson et Ben l’Oncle Soul9,10.

Admiratrice de Tracy Chapman, Nina Simone et Lauryn Hill, elle refuse le style musical R’n’B que lui proposent certains producteurs11 et privilégie des inspirations soul, folk et blues1.

Son premier EP, Acoustic Sessions, sort sur les plateformes de téléchargement légal à la fin 20109. En mai 2011 sort son premier album, The Shape of a Broken Heart, dont les ventes lui valent d’être certifié disque de platine, notamment grâce au succès de son premier single, You will never know11,12.

En 2013, la chanteuse écrit et compose la bande originale du film Sous les jupes des filles réalisé par Audrey Dana.

Récompenses et nominations

Discographie

Albums

Bande originale de film

EP

  • 2010 : Acoustic Sessions

Singles

  • 2011 : You Will Never Know
  • 2012 : Please And Change

Notes et références

  1. a, b et c Nadia Mladjao alias Imany de la mode au chant [archive], alwatwan.net, 28 juillet 2011
  2. Biographie de Nadia MLADJAO [archive], africansuccess.org
  3. Une journée avec Imany [archive], elle.fr, 10 juin 2011
  4. a et b Trois filles blacks sur la piste folk [archive], Next-Libération, 14 juin 2011
  5. a et b Une journée avec Imany [archive], elle.fr, 10 juin 2011
  6. Imany : « Trouver les mots justes, c’est ce que je tente de faire » [archive] , Le Dauphiné Libéré, 22 juillet 2011
  7. Imany [archive], tv5.org
  8. Imany, un grain mélancolique [archive], slateafrique.com, 27 février 2011
  9. a et b Imany : sur les traces de Tracy Chapman ? [archive], 17 novembre 2010
  10. Imany, attention talent ! [archive], allomusic.com, 1er mars 2010
  11. a et b Imany : «Je me suis donné les moyens» [archive], Le Figaro, 27 septembre 2011
  12. Imany [archive], Journal des spectacles, 4 juillet 2011
  13. http://www.eska.pl/news/sopot_top_of_the_top_bursztynowy_slowik_2013_dla_imany_zobacz_zdjecia_video/87018 [archive]

Imany – Flashmob (Sous Les Jupes Des Filles):

https://www.youtube.com/watch?v=oJps73Ja8cY

Imany cover Redemption Song Bob Marley:

Au pays d’Imany

Les paysages acoustiques de la chanteuse franco-comorienne

© b.claiborne
12/05/2011 – Auteur d’un premier album intitulé The Shape of a Broken Heart après une longue période de rodage sur scène afin d’affiner son style qui évoque le folk, la soul ou encore le blues, la chanteuse Imany franchit une étape majeure dans sa reconversion, elle qui s’est d’abord fait connaître par son image.Milan, tard dans la soirée. Imany, 18 ans, est larguée devant un appartement de mannequins. C’est son premier jour dans la ville lombarde. Mais en réalité la bookeuse qui l’a amenée là s’est trompée d’adresse. Et elle est repartie. « J’ai passé quasiment la nuit dehors », se souvient aujourd’hui la jeune femme. Quelques années plus tard, ce mauvais souvenir lui a inspiré I Lost My Keys, la première chanson qu’elle ait produite et que l’on retrouve sur son premier album The Shape of a Broken Heart.

A l’époque, il s’agit juste d’une maquette. Elle vit encore à New York mais pense déjà à abandonner podiums de mode et sessions photos. Sept années dans cet univers lui suffisent. Avant de rentrer en France début 2007, la franco-comorienne assiste au concert de Nawal, grande voix de cet archipel de l’océan Indien où ses parents ont grandi. Idriss, musicien et frère de la chanteuse, écoute ses enregistrements et propose de lui donner un coup de main pour faire avancer son projet.

De comorien, on ne trouvera pas grand-chose dans la musique d’Imany, née Nadia. Peut-être tout au plus cette mélancolie fait-elle écho à une forme traditionnelle de chant. Pour le reste, tout ou presque vient d’outre-Atlantique. « A 14 ans, j’ai eu ma période Nirvana. Quand Kurt Cobain est mort, j’ai pleuré. » Elle aime même les groupes de metal, « mais il faut que ce soit des ballades ».

Sur le hip hop des années 90, elle se dit « quasiment incollable« , sensible à ce côté « écorché vif ». Celle qui a appris La Marseillaise durant ses années d’internat à la Maison des Ailes de l’Armée de l’air, en grande banlieue parisienne, a « instinctivement » envie de chanter. Sauf qu’elle doit surmonter son complexe. « Une fille avec une voix comme moi, ça ne chante pas », est-elle alors convaincue, n’assumant pas ce timbre grave qui est le sien.

Les choses changent quand elle découvre la chanteuse américaine Tracy Champan, que son père écoute. Puis Billie Holiday. Avec ces artistes aux voix atypiques, elle ressent une forme de proximité. Si Imany a un peu plus de vingt ans lorsqu’elle écrit sa toute première chanson, pour apaiser la souffrance de sa solitude aux États-Unis, l’apprentissage de la scène nécessite aussi du temps.

Apprentissage de la scène

Se livrer, « lâcher prise » ne fait guère partie de son mode de fonctionnement bien qu’elle en ait envie. Elle en est consciente : « C’est mon talon d’Achille. Fille de militaire, je n’ai pas été élevée comme ça, mais il faut arrêter de vivre dans cette contradiction constamment. » Alors elle se lance. D’abord en trio puis très vite en duo voix-guitare puisque le batteur manque de disponibilité.

L’exercice s’avère « carrément violent ». Devant le public, elle a l’impression d’être « complètement à poil » et trouve petit à petit les outils pour se sentir à l’aise. Elle fait part à l’assistance de ses craintes, de sa nervosité. En s’ouvrant ainsi, elle se rend compte « à quel point ça fait du bien » et y trouve le plaisir qu’elle cherche.

Le répertoire de The Shape of a Broken Heart prend forme. Son producteur, Malick N’Diaye, connu pour son rôle dans l’ascension de la chanteuse Ayo, la soutient depuis trois ans, passe au crible chaque chanson. Sans complaisance. Imany s’est mise au piano puis, plus récemment, à la guitare « pour atteindre un pallier supplémentaire dans l’écriture ». La musique est « une sorte de psychothérapie », conçoit-elle. Transformer le négatif en positif, y compris pour ses histoires de cœur. « Oui, c’était un vrai connard, mais au moins ça fait une bonne chanson ! »
 
Imany The Shape of a Broken Heart (Think Zik) 2011
En tournée française

Site officiel d’Imany

Par Bertrand Lavaine

A découvrir : Imany, Acoustic Sessions

Quelle agréable surprise de tomber sur les performances scéniques d’une artiste alors que l’attente n’était pas placée là initialement ! Première partie du concert de Sly Johnson ce vendredi soir au Hangar 94 (à Ivry-sur-Seine aux portes de Paris), Imany et son guitariste s’installent pour la première partie pour nous faire patienter. Sa voix grave (qui rappelle fortement Tracy Chapman) nous emmène dans un univers emprunt de fâcheries conjugales, moments de nostalgie et touches d’espoir : prenez pour exemple I’ll Be There de The Jackson 5 en tant qu’unique reprise de ce moment avec comme seul instrument une guitare acoustique,  je vous assure que ça vous donne la chair de poule !

Originaire des Comores, Imany a partagé sa vie entre la France et les États-Unis : voyage initiatique pour achever une enfance à la discipline rigoureuse, Imany a « foi » en son talent, son anglais parfait et ses textes sincères et directs. Voilà alors que je vous encourage vivement à découvrir Acoustic Sessions d’Imany, son premier maxi  (EP) comprenant cinq titres (sorti en novembre 2010), en attendant un album à sortir dans le courant de l’année. Je vous laisse sur ces mots ainsi que deux ou trois liens pour que sachiez de quoi je parle concrètement.

Écoutez : Imany – You Will Never Know (via Deezer.com)

Achetez : Imany – Acoustic Sessions (via iTunes)

Pour aller plus loin : Imany – MySpace

 

Le romarin peut augmenter la mémoire de 75%

Des scientifiques ont trouvé que sniffer du romarin peut augmenter la mémoire de 75%

sniffinggg

Le romarin est une plante merveilleuse avec une tradition d’utilisation qui existe depuis des millénaires. Il y a d’innombrables utilisations dans la cuisine et en médecine à base de cette plante.

 Saviez-vous que le romarin a été associé à l’amélioration de la mémoire depuis la nuit des temps? Cela est vrai, et il a même été appelé la plante du souvenir à la période romantique de la dernière partie de l’ère élisabéthaine. Dans Hamlet de Shakespeare, Ophélie dit: « Il y a du romarin, c’est pour les souvenirs. » (Hamlet, iv. 5) Le romarin a également été longtemps utilisé en Europe et en Australie comme symbole pour les souvenirs lors des mariages, des commémorations de la guerre et des funérailles. [1] Dans les temps anciens, les personnes en deuil le portaient à leurs boutonnières, le brûlaient comme un encens ou le jetaient dans les fosses comme un symbole de souvenir pour les morts.

Il semble que l’usage de cette tradition du romarin pourrait en réalité exister depuis plus d’un millénaire, on retrouve ses origines dans le monde arabe à l’époque médiévale ou la science était très avancée: dans un passage du « Niewe Herball » de Henry Lyte en 1578, il existe également une version anglaise de Rembert Dodoens du traité français, il est écrit que « les arabes et leurs successeurs scientifiques disent que le romarin apporte du confort au cerveau, à la mémoire et aux sens internes, et qu’il restaure la parole et les issus à base de fleurs, comme avec du sucre, à consommer tous les jours. » [2]

En raison de son apparence ésotérique, le romarin a parfois servi sous forme d’amulette de plantes, où il était placé sous les taies d’oreiller ou tout simplement servait comme bouquet. On pensait que cette utilisation du romarin pouvait protéger le dormeur des cauchemars, et ainsi accroître sa mémoire.

Ce qui est fascinant, c’est que plusieurs études scientifiques ont également montré des résultats remarquables des effets du romarin sur la mémoire:

En aromathérapie, le rôle de l’huile essentielle de romarin agit comme un agent qui favorise la clarté mentale. Cela a été validé par l’étude de Moss, Cook, Wesnes et Duckett (2003), dans laquelle l’inhalation d’huile essentielle de romarin avait considérablement amélioré la performance de la qualité globale de la mémoire  et des facteurs de la mémoire secondaire des participants à l’étude. [3]

Plus récemment en 2012, une étude réalisée sur 28 personnes âgées en moyenne de 75 ans a montré des améliorations statistiquement significatives (en fonction de la dose) dans les performances cognitives avec l’utilisation de doses de poudre de feuilles séchées de romarin. [4]

Une autre étude réalisée par Mark Moss et Lorraine Oliver à l’Université de Northumbria, Newcastle, a identifié le 1,8-cinéole (un composé du romarin) comme un agent potentiellement responsable de la performance cognitive et de l’humeur. [5]

Des études supplémentaires menées par Mark Moss et son équipe ont montré des améliorations de la mémoire jusqu’à un pourcentage incroyable de 75% suite à la diffusion d’huile essentielle de romarin. [6]

Maintenant si vous vous demandez: «Comment est-il possible qu’un arôme puisse améliorer la mémoire? », c’est une très bonne question.Voici une citation fascinante de l’un des articles scientifiques référencés : « Les composés volatils (par exemple les terpènes) peuvent entrer dans la circulation sanguine par l’intermédiaire de la muqueuse nasale ou pulmonaire. Les terpènes sont de petites molécules organiques qui peuvent facilement traverser la barrière sang-cerveau et par conséquent avoir des effets directs sur le cerveau en agissant sur les sites récepteurs ou les systèmes enzymatiques « [5].

Les terpènes sont des composants primaires d’huiles essentielles et ont souvent une forte odeur, ils ont également un large éventail d’arômes naturels.  Il a aussi été constaté  que le 1,8-cinéole pénètre dans le sang des mammifères après l’inhalation ou l’ingestion. [7]

 Il serait intéressant de prendre du romarin pour savoir s’il pourrait favoriser votre mémoire lors de votre prochain examen, et voir si cela aide à la mémoire? Et pour vous inspirer davantage: La lavande. Dans une étude publiée en 1998 dans l’International Journal of Neuroscience, on a prouvé que le romarin augmente la vigilance mais on a prouvé que la lavande augmente la vigilance mais aussi accroît la précision dans les tests de mathématiques! [8] Et pour approfondir, la possibilité d’un mélange magique avec votre huile personnalisée pour un souvenir total!

Le romarin est très facile à cultiver dans de nombreux jardins et fournit une abondante source d’alimentation – souvent presque trop abondante! Vous pouvez couper quelques branches de romarin (il est toujours très vert), le laisser sécher sur un radiateur pendant quelques jours, puis mettre les feuilles en forme d’aiguille dans un pot prêt pour l’emploi dans la cuisine à chaque fois que nécessaire. C’est tellement aromatique et beaucoup mieux que ceux achetés en magasin.

Le romarin est un exemple d’une ancienne tradition à base de plantes qui a été validé par des expériences modernes. Le romarin est l’une des plantes médicinales les plus remarquables, et encore aujourd’hui, bien que les trésors perdus de l’ancien monde soient considérés comme faux par la médecine moderne. Si une plante a été utilisée pendant un millénaire pour un état, il semble très probable qu’il doit y avoir quelque chose. Quand allons-nous rattraper les connaissances anciennes? Quand est-ce que les traditions et les savoirs anciens vont se combiner avec la science et les connaissances actuelles ? Espérons que ce soit pour bientôt, tant que le plus de produits et d’aliments possible restent loin des OGM.

Pour en savoir plus sur les effets du romarin sur la mémoire, voici les liens de Robert Tisserand ici http://roberttisserand.com/2013/04/new-rosemary-memory-research/ et ici http://roberttisserand.com/2012/03/rosemary-boosts-brain-power/

Sources:

[1] Henry Lyte “Niewe Herball”, 1578, p.264 http://books.google.com/books?id=ifxNAAAAcAAJ&pg=PA264

[2] http://www.awm.gov.au/commemoration/customs/rosemary.asp

[3] Moss M., Cook J., Wesnes K., & Duckett P. (2003). Les arômes des huiles essentielles au romarin et  à la lavande ont des effets sur la cognition et l’humeur chez un adulte en bonne santé. International Journal de Neuroscience, 113(1): 15-38. Retrieved 24March2013from http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12690999

[4] http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21877951

[5] http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3736918/

[6] http://roberttisserand.com/2013/04/new-rosemary-memory-research

[7] http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/3671550

[8] http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/10069621/

[9] http://news.discovery.com/human/life/sniffing-rosemary-improves-memory-130409.htm

Crédits: Herbs InfoESM

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Un commentaire

  1. Web dit :

    Super article. Impressionant le pouvoir de l’olfaction…

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